Editions Hugo Thrillers, psychologique

Disparue – Darcey Bell

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Il est compliqué pour moi d’écrire cette chronique sans vous dévoiler une partie de l’histoire. Les choses étant bien souvent plus compliquées qu’elles n’y paraissent dans les thrillers (d’autant plus quand ce sont des thrillers psychologiques), je vais essayer de vous donner mon ressenti sans faire aucun lapsus qui aurait pour effet de gâcher votre lecture.

Disparue est le premier ouvrage de Darcey Bell, il vient tout juste de paraître traduit en français sous les Editions Hugo Thrillers.

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Editions Calmann Lévy, Nordique, Polar/thriller nordique, psychologique

Un cri sous la glace – Camilla Grebe

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J’avais une crainte en commençant Un cri sous la glace de Camilla Grebe, c’était de me retrouver avec un thriller qui ressemblerait trop à ceux de sa compatriote suédoise Camilla Lackberg, que je déteste. Non mais enfin, je n’ai rien contre l’auteure en elle-même, simplement ses thrillers sont pour moi d’un ennui à mourir…

Les divers avis des blogueurs que je suis m’ont convaincue de me lancer, et force est de constater que même si elles viennent du même pays et ont presque le même prénom, le style des deux auteures est diamétralement différent et pour le coup, j’ai vraiment adhéré à celui-ci, moi qui suis une grande amatrice des thrillers nordiques!

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Auto-édités, Non classé

Le syndrome de Stockholm – Philémon le Bellégard

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En faisant quelques recherches à l’instant sur l’auteur afin de vous en dire un petit peu plus sur lui avant de vous présenter plus en détail son livre, je viens de me rendre compte que Le syndrome de Stockholm est le premier livre paru (mais certainement pas écrit, à mon avis!) de l’auteur Philémon le Bellégard. Je suis toujours étonnée de voir à quel point un premier ouvrage peut-être abouti, ficelé à la perfection et avec un scénario aussi décalé.

Vous l’aurez compris, vous allez devoir (encore!), grâce à moi, ajouter un titre à votre PAL, LAL, LAA, appelez ça comme vous voulez 🙂

Vous êtes prêts? Direction Los Angeles!

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Editions La bête noire, Français, Polar/thriller français, psychologique

Dompteur d’anges – Claire Favan

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Voilà 6 jours que je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir vous dire au sujet du dernier né de Claire Favan, Dompteur d’anges. Un livre qui m’a obnubilé, de sa première à sa dernière page, au point d’en oublier de prendre mon sacrosaint goûter,où je n’ai même pas eu le temps de réfléchir si c’est bien écrit, bien construit, si les dialogues sont bien équilibrés avec le récit et tout le tralala, parce que l’auteure m’a tellement accaparée l’esprit qu’il m’a été impossible de revenir à la réalité et à prendre le recul nécessaire pour analyser le bouquin…

J’avoue que cette fois, c’était tentant de vous dire : « faites-moi confiance, achetez-le, vous regretterez pas… « , mais c’est mal me connaître !

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Polar/Thriller belge

Je sais pas – Barbara Abel

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Je lis régulièrement des chroniques de livre de Barbara Abel sur les groupes Facebook ou sur les blogs que je suis et c’est ce qui m’a donné envie de découvrir son petit dernier, Je sais pas, paru récemment aux Editions Belfond.

J’ai pioché ce livre un peu au hasard en fait, je n’avais pas lu la quatrième de couverture mais j’ai eu envie de découvrir cette auteur et je me suis dis que pour une fois, j’allais commencer par le dernier paru.

 

L’histoire

Camille est une jeune mère de famille, menant une routine confortable grâce à son emploi d’architecte d’intérieur et à l’emploi de Patrick son mari qui est professeur à l’Université. Ensemble, ils ont une petite fille, Emma, 5 ans. Camille se sent prise au piège de cette vie routinière, et c’est devant l’école de sa fille qu’elle rencontre Etienne, qui deviendra son amant régulier avec lequel elle aura, durant plusieurs semaines, une relation passionnelle.

Un jour de sortie scolaire, Emma disparaît mystérieusement. L’équipe d’enseignants ne se rendra compte de sa disparition que plusieurs heures plus tard, lorsqu’il est temps de se remettre en route pour l’école. Tous partent à sa recherche, les forces de l’ordre sont rapidement prévenues et de grands moyens sont mis en place pour retrouver la fillette. Elle sera effectivement retrouvée au beau milieu des bois, mais maintenant c’est son institutrice Mylène, qui était également partie à sa recherche, qui demeure introuvable. Une course contre la montre commence alors pour retrouver la jeune femme, malade d’un diabète sévère et dépendante de son insuline. Les retrouvailles d’Emma avec ses parents se font dans le soulagement. Pourtant, ce n’est que le début du cauchemar pour Camille…

Il y a des livres qu’on commence, et qu’on n’arrive pas à lâcher…

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Auto-édités, Fabrice Brunon, Français, Non classé, psychologique

Rivales – Fabrice Brunon

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L’été 2016 aura été l’occasion pour moi de découvrir de nombreux auteurs auto-édités de polars ou de thrillers. Et aujourd’hui, ce n’est pas une chronique que je vous propose, mais deux pour le même livre! En effet, ma copinaute Florence Thrillers (ndlr : ma sœur cosmique) avec qui j’ai crée le groupe Thrillers – Serial Lecteurs il y  5 mois, a lu ce livre quasiment en même temps que moi, et j’ai eu envie de lui laisser la parole, elle qui n’a pas encore pris la décision de créer son blog.

Aujourd’hui, nous allons donc  vous présenter le premier thriller de Fabrice Brunon, Rivales.

 

Chronique d’Anaïs

 

Rivales, c’est l’histoire de…

Lénore est une jeune femme d’une trentaine d’année, mariée, mère d’un enfant. Ce qui différencie cette femme des autres personnes de son âge, c’est son lourd passé psychologique. A la suite d’un grave accident de voiture survenu lorsqu’elle était enfant et où elle et sa sœur Annabelle ont vu leur mère mourir, après avoir agonisé de longues heures dans leur voiture accidentée, Lénore a développé d’importants troubles psychiques qui l’ont menée à être suivie de manière régulière par un psychiatre, le Dr Briggs. Le livre s’ouvre sur une crise d’angoisse, celle de Lénore qui ne voit pas son fils et son mari rentrer à la maison. Les heures passent, Annabelle viendra visiter sa sœur en proie à une tempête intérieure d’angoisses. Commence alors de nombreux va-et-vient dans le passé, en 1993 lorsqu’elles étaient enfants, et en 2015 au moment de la disparition de ses deux êtres chers.

 

1993-2015 : à chaque période son traumatisme

En 1993, on assiste à la mort de sa mère et à la perte de son chien Mozart, en 2015 nous suivons sa réaction face à la disparition de son mari et de son fils. Chaque drame est l’élément déclencheur d’une nouvelle crise, et l’auteur déroule l’intrigue autour de ces drames, quelques jours avant, quelques jours après, et le jour J. Lénore n’aura de cesse de chercher si ce qu’elle vit est réel, ou s’il s’agit plutôt du fruit de sa folie, grâce à une technique apprise par son psychiatre. Le fait que l’auteur nous emmène dans deux périodes différentes de la vie de cette femme m’a plu, mais heureusement qu’il nous a indiqués les dates en début de chaque chapitre avec la chronologie exacte (Jour J, 20 ans avec le Jour J ou Jour J+1 par exemple) car cela aurait pu être un peu compliqué à suivre. Nous effectuons donc, au gré de la plume de l’auteur, des allées et venues entre le passé et notre époque contemporaine.

Le fond…

Moi qui apprécie les thrillers psychologiques qui malmènent mes neurones, j’ai été servie! Le suivi psychiatrique de Lénore est largement détaillé, nous assistons à plusieurs séances qui nous permettent de découvrir les méandres psychologiques de cette jeune adolescente traumatisée par la violente perte de sa mère.  Nous découvrons un être fragile, qui a du mal à faire la différence entre le monde qu’elle s’est crée et la réalité. Le lecteur devient alors soupçonneux, partagé par plusieurs sentiments : on se demande, nous, (ndlr : lecteurs avisés de thrillers psychologiques à qui on ne l’a fait pas), si elle n’est pas la victime d’une personne manipulatrice, qui voudrait la faire basculer de son équilibre psychologique fragile, pour la faire  sombrer dans la folie. Et puis, au fur et à mesure de notre lecture, on tend à se demander si finalement, ce n’est pas elle la coupable. Ce sentiment ne m’a pas lâché durant toute ma lecture, j’ai essayé de démêler le vrai du faux jusqu’à la solution finale et le « je l’savais!« . Et oui, je le savais vu que je suis passée par toutes les hypothèses, donc forcément à un moment, j’avais la bonne ah ah ! J’ai d’ailleurs, à l’inverse de ma binôme Florence, été séduite par le dénouement final. Je ne me suis clairement pas ennuyée durant ma lecture et l’histoire m’a semblée crédible.

Mes émotions de lectrice ont été mises à rude épreuve, j’ai ressenti de l’angoisse, je me suis par moment sentie claustrophobe de cette ambiance étouffante, impuissante face à la détresse de la jeune femme… Fabrice a réussi le tour de force, alors que c’est son premier livre, de nous faire vivre son histoire de manière active, on n’est pas un lecteur passif attendant que la tornade passe, non… On enquête, on décortique, on émet des hypothèses, on se gratte la tête en regardant en l’air en se demandant si l’auteur se joue encore de nous.

Et la forme…

Si j’ai été séduite par le fond, l’histoire, j’ai été un peu perturbée par la forme à certains moments de ma lecture. Le fait que l’auteur utilise de manière très régulière des adjectifs à la suite de noms communs m’a un peu gênée au bout de quelques pages, car j’ai ressenti une certaine lourdeur dans le récit. Qu’on soit clair, je ne suis pas fan des écrits basiques et peu développés, mais à l’inverse lorsqu’il y a trop d’adjectifs, parfois plusieurs dans une même phrase, cela manque naturel, l’effet « too much » se fait ressentir et on n’est parfois pas loin du pléonasme… Mis à part ce détail, la lecture est plaisante, les chapitres sont courts et les alternance entre les deux périodes sont régulières, ce qui donne un rythme nerveux à l’histoire.

Le mot de la fin

Ce livre court, 158 pages en format Epub, est un livre que je recommande pour les amateurs de thrillers psychologiques. Merci à Fabrice pour cet agréable moment de triturage de neurones!

 

Chronique de Florence

 

Ambiance oppressante durant les 100 premières pages. On plonge dans la folie de Lénore de son 13è à son 35è anniversaire. Le récit est ainsi fait (une alternance des deux), chez le psy et chez elle. On se pose des questions, on se triture l’esprit, on éprouve de l’empathie puis plus… puis à nouveau..

Fabrice nous malmène jusqu’à me faire couler des larmichettes à un moment donné. L’attente est pesante, l’ambiance est claustrophobique….
Jusqu’au déroulement final (les 60 dernières pages) auxquelles …. malheureusement, je n’ai pas adhérées. Dommage…
C’était quasi parfait ! Bravo tout de même !
Petit bémol : certaines phrases auraient pu être allégées.

 

Polar/thriller français

L’amante d’Etretat – Stanislas Petrosky

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Aussitôt commencé, aussitôt terminé. Non seulement ce livre est très court, mais vu comme j’ai accroché dès le prologue il aurait pu faire 300 pages de plus qu’il aurait été englouti tout aussi vite!

L’amante d’Etretat, de Stanislas Petrosky, commence par un long prologue sous forme de journal intime. On fait la connaissance d’Isabelle, petite fille de 10 ans, qui reçoit un journal intime pour son anniversaire. Elle y raconte régulièrement sa vie d’enfant, puis d’ado, malmenée par un père alcoolique et violent avec son épouse. Le prologue terminé, nous poursuivons avec Isabelle à l’âge adulte. Elle fait la connaissance de Frédéric, un thanatopracteur qui s’est occupé de la dépouille de sa mère. De là va naître une véritable passion pour ce métier, ainsi qu’une histoire d’amour avec Frédéric. Ils achèteront une maison à Etretat, en bord de mer. Jusqu’au jour où Frédéric est victime d’un accident et disparaît brutalement en mer, laissant Isabelle dans un terrible chagrin. Elle l’aime, elle l’aime à en crever, et elle va en devenir folle.

 

Ce livre aura eu pour effet de m’écorcher le cœur et l’âme, car le sujet du deuil est un sujet auquel je suis très sensible pour des raisons personnelles. Je me suis sentie bouleversée durant toute ma lecture, une espèce de boule dans la gorge continuelle, qui ne me quittera qu’à la fin, et encore! « Non Anaïs, tu ne pleureras pas! » On assiste impuissant à la descente aux enfers de cette femme qui a perdu l’amour de sa vie. Je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir de l’empathie pour cette femme, parce que je me suis imaginée à sa place, perdant ma mère et l’amour de ma vie.Je suis habituellement assez détachée des horreurs que je peux lire avec une certaine délectation et un certain sadisme avouons-le, pourtant là ça touche le sensible, ça touche ce qu’il y a de plus cher dans la vie d’un être humain…

Ici, pas de descriptions inutiles, l’auteur aurait pu faire le choix de faire traîner en longueur pour rajouter 50 ou 100 pages, en s’épanchant sur l’histoire d’amour (Merci de ne pas l’avoir fait d’ailleurs :D), en décrivant la beauté des paysages qui constituent la petite ville d’Etretat, en multipliant les personnages… Mais non, il a préféré faire la part belle à l’aspect psychologique qui est très développé, il a préféré nous placer directement dans la tête d’Isabelle, on a pu comprendre sa souffrance, la sentir, lutter avec elle.

Et puis la fin… Tu es à 4 pages de la fin et tu ne sais toujours pas comment ça va se terminer. Et là badaboum, une bourrasque te retourne complètement. Changement de ton, changement de sentiment. On s’attendait à une fin surprenante, c’est réussi! Pour connaître la suite, il va falloir le lire!

Stanislas Petrosky a réussi à poser, en quelques lignes, des mots simples mais justes et profonds pour exprimer ce que toutes les personnes écorchées à vie par la perte d’un proche ressentent. Je n’ai pas l’habitude de mettre une citation dans mes chroniques mais je vais faire une exception pour celle-ci : « Pendant la thérapie, lui avait-elle expliqué, on ne doit pas oublier les date, plus particulièrement celle du décès, on ne doit pas se voiler face, se cacher la vérité, on doit l’accepter, accepter la mort, et s’accepter soi-même en tant que survivant. Accepter que l’autre ne soit plus, que l’on soit seule pour affronter la vie. »

C’était une lecture difficile, le livre m’a fait du mal, au même titre que Le tueur intime de Claire Favan il y a quelques mois… Mais c’est un livre qui me marquera pendant un moment, preuve que l’auteur a réussi à faire ce que tout écrivain rêve de faire : marquer son lectorat.

Je remercie ma Florence de me l’avoir conseillé!