Auto-édités, Thomas Lejeune

Une dose d’adrénaline – Thomas Lejeune

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J’ai eu la chance d’être une des bêta-lectrices du second livre autoédité de Thomas Lejeune, que je vous avais présenté dans ma chronique de son premier livre, Renversant. Si ce dernier était un thriller classique, son second opus nous propulse cette fois au cœur d’un jeu, où passé et présent se mêleront pour semer en nous une sorte de doute et d’interrogations permanents.

Préparez votre passeport, je vous emmène une nouvelle fois en Irlande pour prendre Une dose d’adrénaline !

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Auto-édités, psychologique

Sandrine – James Osmont

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C’est une chronique un peu particulière que je vais vous proposer aujourd’hui, car cette fois je ne vais pas respecter ma structure traditionnelle de rédaction d’article. Je vais en effet m’adresser non seulement aux lecteurs qui ont déjà lu le Tome 1 de James Osmont, Régis, mais aussi à ceux qui ne l’ont pas lu, qui découvriraient ma chronique et auraient envie de lire les deux livres dans l’ordre de parution. Donc cette fois, pas de résumé de l’histoire, et je vais essayer de spoiler le moins possible les deux livres.

Le livre paraîtra officiellement demain, samedi 05 novembre 2016, toujours en auto-édition.

 

En tête à tête avec Sandrine

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J’avais lu et apprécié Régis en juin dernier, c’est donc naturellement que j’ai eu envie de découvrir Sandrine, et lorsque James Osmont m’a proposé la lecture en avant première de ce T2, je n’ai pas hésité un seul instant!

L’auteur nous immerge rapidement dans l’univers psychiatrique qui lui est cher et dont il maîtrise parfaitement le sujet. On retrouve certains personnages que nous avions rencontrés dans Régis, notamment la soignante Sandrine, ainsi que Le Prédateur. Je dirais que Sandrine tourne principalement autour de ces deux personnages, auxquels s’ajoute Thorsten que nous n’avions pas encore rencontré et qui est une sorte de psychopathe en puissance, qui va se découvrir des pulsions avant de basculer du côté du mal qui va s’immiscer en lui et le dévorer, tout au long du livre.

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Auto-édités, Coup de coeur, psychologique

Mille morts – Olivier Bal

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Ma première réflexion en refermant ce livre a été de me demander pourquoi l’autoédition. Non pas que je veuille remettre en cause  les qualités littéraires de certaines publications auto-éditées, mais vu le niveau de ce livre, je suis prête à parier, comme je l’avais fait pour un autre auteur qui s’est vu proposer récemment un contrat dans une grosse maison d’édition (appelez-moi Mme Irma 🙂 ), qu’Olivier Bal ne restera pas longtemps dans ce mode d’édition et qu’il signera à plus ou moins court terme avec une maison d’édition.

Encore une fois, je vous invite à sortir des sentiers battus et à faire confiance à la plume d’auteurs émergents (et à moi aussi par la même occasion 🙂 ) parce que sans nous, sans notre soutien et notre bouche à oreille, ils ne pourront pas continuer.

Je vais donc vous parler aujourd’hui de Mille morts, d’Olivier Bal. Il s’agit d’un des deux meilleurs thrillers auto-édités que j’ai pu lire depuis que j’ai découvert ce mode d’édition il y a quelques mois.

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Auto-édités, Fabrice Brunon, Français, Non classé, psychologique

Rivales – Fabrice Brunon

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L’été 2016 aura été l’occasion pour moi de découvrir de nombreux auteurs auto-édités de polars ou de thrillers. Et aujourd’hui, ce n’est pas une chronique que je vous propose, mais deux pour le même livre! En effet, ma copinaute Florence Thrillers (ndlr : ma sœur cosmique) avec qui j’ai crée le groupe Thrillers – Serial Lecteurs il y  5 mois, a lu ce livre quasiment en même temps que moi, et j’ai eu envie de lui laisser la parole, elle qui n’a pas encore pris la décision de créer son blog.

Aujourd’hui, nous allons donc  vous présenter le premier thriller de Fabrice Brunon, Rivales.

 

Chronique d’Anaïs

 

Rivales, c’est l’histoire de…

Lénore est une jeune femme d’une trentaine d’année, mariée, mère d’un enfant. Ce qui différencie cette femme des autres personnes de son âge, c’est son lourd passé psychologique. A la suite d’un grave accident de voiture survenu lorsqu’elle était enfant et où elle et sa sœur Annabelle ont vu leur mère mourir, après avoir agonisé de longues heures dans leur voiture accidentée, Lénore a développé d’importants troubles psychiques qui l’ont menée à être suivie de manière régulière par un psychiatre, le Dr Briggs. Le livre s’ouvre sur une crise d’angoisse, celle de Lénore qui ne voit pas son fils et son mari rentrer à la maison. Les heures passent, Annabelle viendra visiter sa sœur en proie à une tempête intérieure d’angoisses. Commence alors de nombreux va-et-vient dans le passé, en 1993 lorsqu’elles étaient enfants, et en 2015 au moment de la disparition de ses deux êtres chers.

 

1993-2015 : à chaque période son traumatisme

En 1993, on assiste à la mort de sa mère et à la perte de son chien Mozart, en 2015 nous suivons sa réaction face à la disparition de son mari et de son fils. Chaque drame est l’élément déclencheur d’une nouvelle crise, et l’auteur déroule l’intrigue autour de ces drames, quelques jours avant, quelques jours après, et le jour J. Lénore n’aura de cesse de chercher si ce qu’elle vit est réel, ou s’il s’agit plutôt du fruit de sa folie, grâce à une technique apprise par son psychiatre. Le fait que l’auteur nous emmène dans deux périodes différentes de la vie de cette femme m’a plu, mais heureusement qu’il nous a indiqués les dates en début de chaque chapitre avec la chronologie exacte (Jour J, 20 ans avec le Jour J ou Jour J+1 par exemple) car cela aurait pu être un peu compliqué à suivre. Nous effectuons donc, au gré de la plume de l’auteur, des allées et venues entre le passé et notre époque contemporaine.

Le fond…

Moi qui apprécie les thrillers psychologiques qui malmènent mes neurones, j’ai été servie! Le suivi psychiatrique de Lénore est largement détaillé, nous assistons à plusieurs séances qui nous permettent de découvrir les méandres psychologiques de cette jeune adolescente traumatisée par la violente perte de sa mère.  Nous découvrons un être fragile, qui a du mal à faire la différence entre le monde qu’elle s’est crée et la réalité. Le lecteur devient alors soupçonneux, partagé par plusieurs sentiments : on se demande, nous, (ndlr : lecteurs avisés de thrillers psychologiques à qui on ne l’a fait pas), si elle n’est pas la victime d’une personne manipulatrice, qui voudrait la faire basculer de son équilibre psychologique fragile, pour la faire  sombrer dans la folie. Et puis, au fur et à mesure de notre lecture, on tend à se demander si finalement, ce n’est pas elle la coupable. Ce sentiment ne m’a pas lâché durant toute ma lecture, j’ai essayé de démêler le vrai du faux jusqu’à la solution finale et le « je l’savais!« . Et oui, je le savais vu que je suis passée par toutes les hypothèses, donc forcément à un moment, j’avais la bonne ah ah ! J’ai d’ailleurs, à l’inverse de ma binôme Florence, été séduite par le dénouement final. Je ne me suis clairement pas ennuyée durant ma lecture et l’histoire m’a semblée crédible.

Mes émotions de lectrice ont été mises à rude épreuve, j’ai ressenti de l’angoisse, je me suis par moment sentie claustrophobe de cette ambiance étouffante, impuissante face à la détresse de la jeune femme… Fabrice a réussi le tour de force, alors que c’est son premier livre, de nous faire vivre son histoire de manière active, on n’est pas un lecteur passif attendant que la tornade passe, non… On enquête, on décortique, on émet des hypothèses, on se gratte la tête en regardant en l’air en se demandant si l’auteur se joue encore de nous.

Et la forme…

Si j’ai été séduite par le fond, l’histoire, j’ai été un peu perturbée par la forme à certains moments de ma lecture. Le fait que l’auteur utilise de manière très régulière des adjectifs à la suite de noms communs m’a un peu gênée au bout de quelques pages, car j’ai ressenti une certaine lourdeur dans le récit. Qu’on soit clair, je ne suis pas fan des écrits basiques et peu développés, mais à l’inverse lorsqu’il y a trop d’adjectifs, parfois plusieurs dans une même phrase, cela manque naturel, l’effet « too much » se fait ressentir et on n’est parfois pas loin du pléonasme… Mis à part ce détail, la lecture est plaisante, les chapitres sont courts et les alternance entre les deux périodes sont régulières, ce qui donne un rythme nerveux à l’histoire.

Le mot de la fin

Ce livre court, 158 pages en format Epub, est un livre que je recommande pour les amateurs de thrillers psychologiques. Merci à Fabrice pour cet agréable moment de triturage de neurones!

 

Chronique de Florence

 

Ambiance oppressante durant les 100 premières pages. On plonge dans la folie de Lénore de son 13è à son 35è anniversaire. Le récit est ainsi fait (une alternance des deux), chez le psy et chez elle. On se pose des questions, on se triture l’esprit, on éprouve de l’empathie puis plus… puis à nouveau..

Fabrice nous malmène jusqu’à me faire couler des larmichettes à un moment donné. L’attente est pesante, l’ambiance est claustrophobique….
Jusqu’au déroulement final (les 60 dernières pages) auxquelles …. malheureusement, je n’ai pas adhérées. Dommage…
C’était quasi parfait ! Bravo tout de même !
Petit bémol : certaines phrases auraient pu être allégées.

 

Auto-édités, Non classé, Suisse

Pour te protéger – Stéphane Tinner

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C’est grâce aux réseaux sociaux que j’ai fait la connaissance virtuelle de Stéphane Tinner, auteur suisse qui a publié récemment son premier auto-édité, Pour te protéger. L’auteur m’a contactée pour me proposer son livre à chroniquer, et vu qu’il s’agit d’un thriller et en plus auto-édité, je n’ai pas hésité un seul instant!

Pour te protéger, c’est l’histoire de Guillaume, jeune trentenaire issu de la haute société Suisse, qui est recontacté par son ex Sara. Alors que Guillaume file le parfait amour avec Emily, et qu’ils vont apprendre très rapidement qu’elle est enceinte, il est contacté sur Facebook par son ex, la sulfureuse Sara qui l’a abandonné il y a dix ans sans un mot, le laissant dans un difficile chagrin d’amour. Quand Sara lui propose d’aller boire un verre, Guillaume n’hésite même pas. Alors que sa fiancée s’occupe de préparer leur mariage, il se rendra dans une chambre d’hôtel de Genève, lieu du rendez-vous (Goujat!!!) . Sauf que ce n’est pas Sara qui l’attend, mais un mystérieux inconnu qui lui apprendra qu’un enfant est né de sa relation avec Sara, et que s’il veut les retrouver tous les deux vivants, il devra lui verser une très forte somme d’argent.

 

Le style d’écriture de Stéphane est agréable, il n’y a que peu de coquilles dans le livre et le jeu d’écriture est agréable et n’est pas lourd ni pompeux, ce n’est pas une écriture qui nous triture le cerveau, c’est écrit simplement et honnêtement. C’est une écriture récréative, on se laisse porter par le récit et les pages s’enchaînent rapidement.

L’action commence assez rapidement, Sara recontacte Guillaume dans les premières pages du livre, la rencontre intervient assez tôt et donc, la rencontre avec l’élément perturbateur aussi. Je me suis dit que du coup le livre allait continuer sur ce rythme. Pourtant, pendant toute la première partie du livre, ce sont les relations de couple qui ont été mises en avant, au détriment de l’action visant à sauver son fils prisonnier. Les passages évoquant la relation entre Guillaume et Emily, son actuelle compagne, et surtout les passages qui se déroulent 10 ans plus tôt avec Sara sont trop présents pour moi. Je n’aime pas, dans mes lectures, retrouver trop de passages amoureux, pleins de bons sentiments, assister à des scènes d’amour entre un couple qui s’aime etc. Parce que ce n’est pas mon type de lecture, et j’insiste sur ce point car certains lecteurs avec des goûts plus soft y trouveront très certainement leur compte (Julie-Anne si tu me lis!) car il faut vous souvenir de ce que j’ai détaillé plus haut, je trouve que c’est un livre qui est bien écrit!

Et puis arrive la dernière partie du livre, sur la dernière centaine de pages environ. Et là on rentre vraiment dans le vif du sujet, dans l’enquête, dans le dénouement final qui est cohérent et bien travaillé. On assiste au dénouement aussi bien du côté des enquêteurs, que de l’ensemble des protagonistes, le livre étant écrit à la 3è personne permet d’avoir un point de vue d’ensemble. Alors que certains auteurs ont la fâcheuse tendance de bâcler la fin, Stéphane a réussi à nous tenir jusqu’à l’épilogue, en détaillant tous les rouages de l’histoire.

Je reste donc, grâce à la focale faite sur l’enquête à un tournant de l’histoire, sur une impression assez positive. Je pense que ce livre peut convenir aux lecteurs de thrillers qui sont plus modérés que moi et qui n’ont pas forcément besoin de cadavres en bouillis, de meurtres violents, pour pouvoir prendre leur pied.

Je remercie par ailleurs Stéphane pour m’avoir accordée sa confiance en mon confiant son premier bébé pour chronique!

 

 

 

Auto-édités, Français, Mickaël Parisi

Néant – Mickaël Parisi

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J’ai été contactée sur Twitter par l’auteur lui-même, Mickaël Parisi, qui m’a proposé la lecture de son ebook auto-édité. J’ai trouvé la demarche intéressante, sachant que j’aime bien découvrir de nouvelles plumes et que je m’intéresse au monde de l’auto-édition. L’auteur m’avait prévenu, il ne s’agit pas d’un thriller à proprement parlé, mais d’un livre où il faut avoir une certaine ouverture d’esprit tant il est trash. Ça a donc piqué ma curiosité, moi qui n’aime pas le politiquement correct et l’édulcoré.

 

Néant, c’est l’histoire de Marlon, gratte papier au service nécrologie d’un journal, qui est en proie à  une sorte de trop plein. Trop plein de hiérarchie, trop plein d’ordre établi, trop plein de gens, trop plein de la société… Il a des tendances suicidaires, mais n’ose pas passer le cap, il a peur de se rater, peur de l’après… Il est virulent, asocial et antisocial, anarchiste et nihiliste… Il ne trouve pas sa place dans cette société qu’il vomit.  A l’aide de l’organisation Gang des zombies, il décide d’organiser sa disparition en faisant croire qu’il est mort dans un incendie. Il assistera à son enterrement, à la cérémonie, déguisé et tapi dans le fond de l’Eglise. En contrepartie, Marlon devra œuvrer pour eux, réaliser diverses tâches. La question est de savoir comment il va se sortir de tout ça !

 

J’ai deux sentiments contradictoires après la lecture de ce livre

J’ai dans un premier temps beaucoup aimé le début : l’histoire du mec tellement à bout mais qui n’a pas le cran de se suicider, qui orchestre sa propre mort, qui assiste à son propre enterrement et qui recommence une nouvelle vie… Ça change de ce qu’on lit habituellement et j’ai trouvé que ça commençait de manière originale. L’analyse que Marlon fait de l’ensemble de la société est mordante, sans concession ni langue de bois. Clairement, je me retrouve beaucoup dans son sentiment de rejet de la société, à certains moments je me suis dit que j’aurais pu écrire ces mots, un jour où j’aurais été mal lunée et où j’en aurais voulu à la terre entière. Tout le monde en prend pour son grade : la hiérarchie, les femmes, les sdf, les prostituées, la cellule familiale, l’esclavagisme lié au travail, l’amour, l’amitié…

Cependant,  bien que j’ai aimé dans les premiers temps les critiques virulentes qui étaient faites, plus j’avançais dans ma lecture plus ça avait tendance à me fatiguer et à me peser parce que ça freinait l’avancée de l’histoire et qu’à un moment j’ai juste envie de lui dire « arrête tes polémiques et refais ta vie maintenant ! ». Je pense que le climat français ambiant y est pour beaucoup dans mon trop plein de négativité. Je sature beaucoup de tout ce qui se passe, je ne regarde plus les informations et me reprendre toute cette réalité dans la tête, c’était pas forcément quelque chose dont j’avais besoin. Donc ce qui veut dire que ce livre m’a touchée parce qu’il m’a amenée à une réalité que je ne veux pas forcément regarder en face pour l’instant (Appelez moi « l’autruche »)

 

Par ailleurs, j’ai trouvé le récit un peu fouillis, le style est lourd et  très riche aussi bien en dialogues qu’en longs passages proches du pamphlet. Clairement, ce livre est un OVNI dans le monde littéraire, il n’a pas une écriture traditionnelle. C’est déroutant et je dirai même que la lecture est fatigante dans le sens où rien n’est épargné aux lecteurs. La violence est dans les faits, la violence est verbale. Lorsque la violence s’arrête, c’est la condamnation de la société qui reprend, quand ce n’est pas ça, c’est une scène de sexe, brute, crue, animale qui reprend. Et ça durant tout le récit… Attention, ce n’est pas ça qui m’a dérangée dans le livre, il en faut beaucoup pour me choquer au point d’arrêter une lecture !

En gros, on ressort complètement chamboulé de cette lecture, le cerveau retourné, l’envie de se tirer sur une île déserte dans le grand nord pour fuir cette société…

Si vous aimez la belle écriture , les p’tites pâquerettes et les bouches en cœur, que vous êtes  un tant soit peu allergique aux grossièretés, passez votre chemin =)

Un livre à ne pas mettre dans toutes les mains, à conseiller aux lecteurs avisés qui n’ont pas froid aux yeux et qui apprécient les lectures controversées.