Editions City, Français, Polar, Polar/thriller français

Pardon – Jean Dardi

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22, v’la le p’tit deuxième de Jean Dardi !

Jean Dardi, c’est l’auteur français qui a sorti son premier bouquin l’an dernier, après une carrière passée à travailler dans l’immobilier, et qui a direct atterri dans ma liste very  best of 2016 des 6 livres à-lire-à-tout-prix de 2016 (sur 87 lectures, excusez du peu!). Il revient avec un nouveau polar dans la même lignée que le premier, Les 7 stigmates. Il serait bon de le lireavant d’envisager une lecture de celui-ci, mais il peut néanmoins être lu de manière indépendante.

Je vous présente aujourd’hui Pardon, paru en septembre 2107 aux Editions Terra Nova (Groupe City Editions)

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Editions Fleuve noir, Polar, Polar/thriller français

Femme sur écoute – Hervé Jourdain

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C’est grâce à ma rencontre avec l’auteur au Livre sur la place de Nancy que j’ai eu envie de lire ce livre. Bon ok, je l’avais déjà bien repéré sur les différents réseaux sociaux tels qu’Instagram ou Facebook, donc c’était une excuse pour l’acheter en fait… Il s’agit du premier livre que je lis d’Hervé Jourdain, et ce sont quelques mots magiques sur la quatrième de couverture qui ont éveillé mon attention de Serial Lectrice : 36 Quai des orfèvres, flic-écrivain, morts sans connexion apparente. Je vous l’ai déjà dit, j’aime les thrillers, mais j’ai une nette préférence pour les vrais bons polars, surtout s’ils sont français, et qu’ils sont écrits par un auteur qui connaît les rouages du système judiciaire.

Ce thriller, il va tout droit dans la catégorie : ALERTE COUP DE COEUR !

Je vous parle donc aujourd’hui de Femme sur écoute d’Hervé Jourdain, paru cette année aux Editions Fleuve Noir.

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Coup de coeur, Editions City, Français, Polar, Polar/thriller français

Les sept stigmates – Jean Dardi

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[ Jean… Faut qu’on parle entre quatre yeux tous les deux !

Avoue-moi maintenant que ce n’est pas vraiment ton premier livre hein? Allez, j’le dirai à personne je te le promets! C’est impossible que ce polar soit le premier de ta vie d’auteur. C’est impossible parce que c’est trop abouti, trop bien écrit, pour que ça soit un premier ouvrage… ]

Je ne cesserai de vous inciter à prendre le temps de donner une chance aux nouveaux auteurs et aux auteurs émergents, car ils ont de belles choses à vous faire découvrir… En plus, vous êtes chanceux mes lecteurs, vu que je fais le tri avant, pour vous, et que je vous donne ensuite de bonnes idées de lectures (ah ah 🙂 ) Donc, quittez une bonne fois pour toute votre cocon de lecteur routinier, habitué à attendre la sortie du prochain auteur qui fait fureur en ce moment ! Partez à la découvert des nouvelles plumes de talent, parce que sans nous, lecteurs curieux, sans notre bouche-à-oreille, ils n’ont aucune chance de nous montrer leur talent sur le long terme. Le monde de l’édition est bien cruel et il est difficile de se faire une place, surtout si vous lisez « la-même-chose-en-même-temps-que-tout-le-monde-au-même-moment. ».

J’vais vous parler ici d’un coup de cœur, d’un putain de coup de cœur! Parce que moi, vous le savez maintenant, ce que je préfère, ce sont les polars, les vrais, avec des flics, avec une enquête, et être au cœur des investigations!

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Benoît Chavaneau, Coup de coeur, Editions Ravet-Anceau, Français, Non classé, Polar, Polar/thriller français

Jacks – Benoît Chavaneau

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Grand bien me fait de partir à la découverte d’auteurs moins connus du grand public, parce que je fais de sacrément belles découvertes! Je m’étais promis de rester polie dans ma chronique, parce que zut alors, il y a un certain savoir-être anglais à respecter dans sa chronique quand on vient de terminer un livre qui se déroule au pays de Sa Majesté, mais je n’ai qu’une seule expression en tête pour vous donner envie de lire la suite de la chronique et surtout de découvrir ce livre, c’est : « Putain mais quel livre! »

Cette fois, c’est à Londres que je vous emmène découvrir Jacks, de Benoît Chavaneau, paru aux éditions Ravet-Anceau en septembre 2016.

 

L’histoire

Londres, de nos jours, première partie : un corps est retrouvé démembré dans un sac poubelle sur les bords de la Tamise, en plein cœur de la ville. Sur place, l’inspecteur Shelley rencontre Marie Altbauer, une jeune française étudiante en martyrologie. L’ambiance est électrique, l’inspecteur Shelley est à lui seul la parfaite caricature du vieux flic anglais blasé de tout, rigide comme une tige de bambou et peu enclin à offrir un accueil cordial à Marie. Rapidement, d’autres corps sont retrouvés, toujours en plusieurs morceaux, toujours en plein cœur de la ville. Rares sont les indices laissés sur place, aucun témoin ne se manifeste et l’enquête semble aboutir à une impasse. Les médias commencent à mettre leur nez dans l’affaire, le légiste aboutit à chaque fois à la même conclusion, les victimes ont été démembrées… Vivantes!

Londres, de nos jours, deuxième partie : alors qu’on ne s’y attend pas, clap de fin pour la première partie. Nous faisons alors la connaissance de Rachel Porter, flic célibataire et maman d’une jeune ado. Rachel est appelée sur les lieux d’un crime dans les Stables, le célèbre marché londonien situé en plein cœur du quartier très rock de Camden Town. La jeune femme est une punk dans la plus pure tradition, s’adonnant régulièrement à la prostitution pour boucler des fins de mois difficiles. Elle est retrouvée égorgée, les viscères à l’air, et a été poignardée de 39 coups de couteau. L’enquête piétine, toujours aucun suspect alors que les meurtres se multiplient suivant le même mode opératoire, avec le même degré de violence et de bestialité, dans le même quartier branché de la capitale anglaise.

Les meurtres ne sont pas sans rappeler ceux d’un célèbre assassin, l’ombre de Jack l’Eventreur plane au-dessus de la capitale anglaise.

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Coup de coeur, Edition Marabout, Français, Nicolas Lebel, Polar

Le jour des morts – Nicolas Lebel

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A chaque fois que je tourne la dernière page d’un bon livre qui m’a plu, je me demande comment je vais faire pour survivre et passer à autre chose… Non sérieusement, on s’attache aux personnages, on fait partie d’eux, de leur enquête, de l’intrigue, et puis tout s’arrête et on doit passer à autre chose… C’est dur quand même la vie de lecteur!
Quelques jours après avoir terminé L’heure des fous de Nicolas Lebel, j’ai poursuivi l’aventure avec le Capitaine Mehrlicht et son équipe, et j’ai englouti le deuxième opus de la série avec Le jour des Morts dont je vais vous parler maintenant.

Récapitulons…

L’heure des morts, c’est l’histoire d’un meurtre, commis au sein du service d’oncologie de l’hôpital Saint-Antoine à Paris. Nous avons déjà rendu visite à Jacques dans ce service, dans le précédent opus. Jacques, c’est un ancien flic de l’équipe de Mehrlicht, il est atteint d’un cancer virulent et il y est soigné depuis plusieurs mois. C’est donc dans cette unité de soins qu’est retrouvé mort un autre cancereux. Pas étonnant qu’il y ait des morts dans ce type de service me direz-vous, sauf que voilà, selon les premières constatations du médecin, des policiers et du légiste, il ne serait pas mort de maladie mais d’un empoisonnement! Qui a donc bien pu assassiner cet homme à la vie tranquille et sans histoire? C’est ce que va essayer de découvrir Mehrlicht, commissaire d’un petit commissariat de Paris, célèbre bougon toujours en train de râler, s’indigner, martyriser ses stagiaires qu’il vomit (il le dit lui-même) pour leur apprendre la dure réalité du métier. A l’aide de sa fidèle équipe, il va mener des investigations pour arrêter l’Empoisonneuse : le lieutenant Dossantos, véritable puits de connaissances juridiques qui connaît les moindres articles du Code Civil par cœur et qui ne cesse de les rabâcher dès que la situation le nécessite; Latour, seule femme de l’équipe qui s’impose de plus en plus face à son chef macho qui la verrait bien plutôt derrière les fourneaux que dans un uniforme de police; et Guillaume, le nouveau stagiaire au physique d’Apollon, fils d’un éminent politicien qui a su jouer de ses pistons et de magouilles pour propulser son fils en plein cœur d’une des plus grosses enquêtes de ce petite commissariat.  L’enquête piétinera longtemps, trop longtemps au goût de Matiblout le grand chef, qui sera, au fur et à mesure de la découverte des multiples cadavres, des multiples ramifications mystérieuses, au bord de l’implosion, ne dormant plus que par bribes dans son bureau, harcelant Mehrlicht et son équipe par téléphone pour connaître les moindres avancées de l’enquête… L’histoire nous mènera à Paris, dans un petit village du Limousin apparemment sans histoire, où nous découvrirons de vieilles rancœurs bien tenaces qui ont encore des conséquences à l’heure actuelle.

Ce que j’en pense…

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Edition Marabout, Français, Nicolas Lebel, Polar

L’heure des fous – Nicolas Lebel

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J’ai toujours un train de retard…  Je ne lis jamais la même chose en même temps que tout le monde. J’ai donc mis du temps, à lire mon premier livre de Nicolas Lebel. Ce n’est pas faute de ne pas en avoir entendu parler, c’est juste que quand t’as une pal plus haute que ton plafond (j’ai essayé, ça tient pas, mais je suis sûre qu’elle touche le plafond 😀 ) tu te dis qu’il faut que tu sois un peu plus raisonnable au niveau de tes achats. Mais, un Serial Lecteur n’est PAS quelqu’un de raisonnable, donc je me suis laissée tenter…

C’est donc dimanche matin que j’ai sorti de ma PAL L’heure des fous, de Nicolas Lebel, et c’est dimanche soir que j’ai terminé la dernière page. Aussitôt commencé, aussitôt terminé ! ça laisse présager une belle chronique et un titre en plus dans votre LAL (Liste à Lire !!).

 

L’heure des fous commence par la découverte d’un cadavre, celui d’un   SDF, le long d’une voie de chemin de fer. C’est l’équipe du Commissaire Mehrlicht qui est mise sur le coup. Mehrlicht est quelqu’un que je qualifierais d’hurluberlu : commissaire malgré lui, vieux jeu, un poil macho sur les bords, il aime tyranniser ses stagiaires à grand renfort de langage argotique et de grilles de sudoku dans le but de les élever à la dure.  L’équipe est composée de plusieurs flics aux caractères très variés et hauts en couleurs. Il y a le sportif acharné ; Ménard le stagiaire souffre douleur qui tente tant bien que mal de se rebiffer, puis de feindre l’indifférence ;Sophie, seule femme du groupe, qui tente de s’imposer comme elle peut, il y a Dossantos qui connaît par cœur les articles du Code Pénal, son livre de chevet, et qui les cite dès que l’occasion se présente.

Le meurtre paraît banal, une simple dispute entre plusieurs SDF qui aurait mal tournée. Oui mais non… C’est bien plus complexe qu’il n’y paraît ! L’enquête mènera l’équipe de Mehrlicht d’abord dans une société parallèle, celle des SDF qui survivent dans certaines parties de la capitale : la jungle, le bois de Vincennes… Et puis l’enquête nous mènera dans un milieu totalement différent que celui présenté, celui de la Sorbonne. Quel lien entre la Sorbonne et le milieu défavorisé des SDF ? Il faudra lire le livre pour le savoir !

 

Toutes ces différences de personnalités donnent une écriture hors du commun et un peu déroutante au début, le temps de s’y habituer. Le texte est très fourni aussi bien en description qu’en dialogues, et les situations sont parfois tellement cocasses que, chose rare quand je lis un polar, j’ai ri (voir éclaté de rire) à plusieurs reprises ! Je ne doute pas que l’auteur doit être un grand rigolo dans la vie, on ne peut pas feindre ce genre d’humeur, c’est inné, c’est en lui !

Le personnage de Mehrlicht occupe beaucoup l’espace du récit, on a parfois du mal à le suivre tant ses expressions sont imagées et son argot prononcé. On pense d’abord que c’est un sale type, on prend en pitié le stagiaire, et finalement au fur et à mesure il apparaît comme quelqu’un de drôle, sans le vouloir, pas si méchant qu’on le croit.

La richesse du texte donne un rythme soutenu et je n’ai pas réussi à décrocher de ma lecture « qui me parle ?? » avant la dernière page, arrivée bien trop vite à mon goût ! La lecture est récréative, on ne pense à rien d’autre qu’à ce qu’on lit

Ce livre est un vrai polar dans la plus pure tradition. J’ai été séduite dès le premier chapitre, bien que j’ai eu un peu peur de faire la rencontre avec des enquêteurs stéréotypés comme on a l’habitude de les voir dans la plupart des polars, qui ne sont pas pour me déplaire, sinon je ne lirai pas de polars, mais parfois, une nouveauté, un brin de fraîcheur et de différence, et ça fait du bien ! Nicolas Lebel a donc réussi avec succès à sortir des clichés du genre en évitant de nous mettre un énième flic abîmé par la vie, qui noie sa morosité et sa dépression dans l’alcool ou les prostituées. Je souligne également l’important travail de recherche qui a été fait par l’auteur qui décrit le milieu du SDF, de la Sorbonne, qui nous parle de Victor Hugo mais aussi de Napoléon III ! Que ça soit clair, ce n’est pas un livre historique, on n’est pas noyé sous les détails historiques, et heureusement car je n’aime pas ça, mais tous ces éléments sont liés et importants pour comprendre la psychologie du tueur.

Il y a une suite, elle m’attend dans ma bibliothèque, et c’est pour très bientôt !