Editions Calmann Lévy, Nordique, Polar/thriller nordique, psychologique

Un cri sous la glace – Camilla Grebe

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J’avais une crainte en commençant Un cri sous la glace de Camilla Grebe, c’était de me retrouver avec un thriller qui ressemblerait trop à ceux de sa compatriote suédoise Camilla Lackberg, que je déteste. Non mais enfin, je n’ai rien contre l’auteure en elle-même, simplement ses thrillers sont pour moi d’un ennui à mourir…

Les divers avis des blogueurs que je suis m’ont convaincue de me lancer, et force est de constater que même si elles viennent du même pays et ont presque le même prénom, le style des deux auteures est diamétralement différent et pour le coup, j’ai vraiment adhéré à celui-ci, moi qui suis une grande amatrice des thrillers nordiques!

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Editions Métailié Noir, Islandais, Nordique, Polar/thriller nordique

Piégée – Lilja Sigurdardottir

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Qui mieux que les Editions Métailié pour nous proposer une « nouvelle » auteure islandaise? La maison d’édition qui édite déjà Arnaldur Indridason, Arni Thorarinsson, Steinar Bragi ou encore Eirikur Örn Norddahl que je n’ai pas encore eu le plaisir de découvrir, a encore frappé! Et cette fois, c’est une femme qui est mise à l’honneur!

Lilja Sigurdardottir est une auteur islandaise de théâtre, et Piégée est le premier livre de sa trilogie Reykjavik Noir. L’occasion pour moi de retourner encore une fois le temps de 330 pages sur ce petit bout de caillou perdu au milieu de l’Atlantique nord.

Sortez les doudounes, bonnets, les moufles, repoudrez-vous le nez (ah ah ah! les lecteurs de Piégée comprendront la mauvaise blague) et c’est parti pour l’Islande!

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Arnaldur Indridason, Editions Métailié Noir, Islandais, Nordique, Polar/thriller nordique

Dans l’ombre – Arnaldur Indridason

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Dans l’ombre, entouré de ses grands frères déjà parus…

Aussitôt sorti, aussitôt acheté, aussitôt commencé… Et terminé! Les thrillers de l’auteur Arnaldur Indridason ne font pas long feu avec moi et je vais devoir songer à une reconversion professionnelle histoire de trouver un métier qui paye mieux, vu qu’un bouquin de 21€ ne fait pas 48h chez moi !

Bien que j’attende avec impatience un nouveau livre avec l’inspecteur Erlendur qui me manque cruellement, je ne suis quand même pas mécontente de partir découvrir autre chose que ce qu’il a l’habitude de faire habituellement. Dans l’ombre est le premier ouvrage d’une nouvelle trilogie que s’apprête à nous dévoiler l’auteur nordique, il est paru le 02/02/2017 aux Editions Métailié

Habillez-vous chaudement, je vous emmène en Islande!

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Editions JC Lattès, Nordique, Norvégien, Polar/thriller nordique

Le hibou – Samuel Bjørk

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Je ne suis pas forcément très inspirée par ma chronique pour une fois. Non pas que je n’ai pas aimé ce livre, mais je n’ai pas eu d’implication émotionnelle à la lecture de cette histoire. Je m’explique…
J’ai terminé plusieurs livres récemment qui étaient des thrillers orientés plutôt du côté psychologique. Forcément, ce sous-genre du thriller fait que l’histoire prend possession de nous, qu’elle fait appel à des sentiments profonds enfouis en chacun de nous. Alors quand tu as lu et aimé plusieurs livres comme ça dans un temps très restreint, le fait de revenir à une banale enquête de police est un peu moins enthousiasmant… Cela dit, j’ai tout de même apprécié ma lecture, dans le sens où l’enquête de police est bien menée, que les personnages et l’équipe d’enquêteurs sont très sympathiques et surtout parce que ça se passe en Norvège, pays dans lequel je compte me rendre dans les mois à venir 🙂

L’histoire

Norvège, octobre, de nos jours. Camille Green, 17 ans, pensionnaire d’un établissement destiné à aider les jeunes aux vies difficiles est retrouvée morte dans une forêt proche de son pensionnat. Aucun doute sur le fait qu’il s’agit d’un meurtre. Le corps est au centre d’une mise en scène macabre, au milieu d’un pentagramme, elle est nue, entourée de plumes avec une fleur de lys dans la bouche. C’est l’inspecteur Munch qui est appelé sur les lieux du crime. L’enquête commence rapidement et Munch décide de réintégrer Mia, une brillante enquêtrice alors en indisponibilité suite à une grave dépression, dans laquelle elle noie son désarroi dans l’alcool et les médicaments, car il estime ne pas pouvoir se passer de ses compétences. Au cours de l’enquête, une vidéo est découverte par des hackers sur le Dark Web, et qui montre que la jeune victime était filmée et diffusée en direct durant son supplice. Les investigations seront concentrées principalement sur le petit groupe de personnes vivant au sein du foyer.

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Editions Points, Islandais, Nordique, Yrsa Sigurdardottir

Ultimes rituels – Yrsa Sigurdardottir

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Je vais (encore) passer pour une ronchonne, mais que ce livre m’a paru long… Deuxième déception en trois jours, ça commence à faire beaucoup! Au moins, vous ne direz pas que parce que c’est islandais, j’ai aimé =)

 

Ultimes rituels, c’est l’histoire de…

Thora, jeune avocate de Reykjavik associée dans un petit cabinet récent. Les affaires sont dures, ils ne sont pas connus et cherchent à se faire une place dans le cercle des avocats islandais. Thora est en proie à des difficultés financières, elle élève seule ses deux enfants et les affaires ne sont pas très florissantes. Jusqu’au jour où un curieux appel provenant d’Allemagne vient bouleverser leur quotidien : Harald Guntlieb, étudiant allemand alors en Islande pour travailler sur son mémoire, est assassiné et est retrouvé mort dans l’Université de Reykjavik. Son cadavre porte des séquelles, ses yeux ont été arrachés. L’affaire est vite résolue par la police locale, un de ses proches amis est arrêté et emprisonné, sans aucun aveu de sa part. Les parents Guntlieb doutent, ils sont riches, ils ont de quoi assurer une vie confortable à Thora, si toutefois elle accepte de rouvrir l’enquête à l’aide de Matthew, un proche de la famille qui a déjà mené de son côté des investigations. Harald avait pour particularité de s’intéresser pour son mémoire à la chasse aux sorcières qui a eu lieu en Islande les siècles passés. Nous accompagnerons donc Thora et Matthew, durant cette enquête, qui nous mènera dans le monde de la sorcellerie, des rites de sorcellerie et de magie noire, pratiqués par certains groupes d’étudiants.

Parlons d’abord du positif…

J’ai  apprécié de retrouver le thème de l’Histoire de la sorcellerie, qui est un sujet qui m’a beaucoup attiré quand j’étais ado. Je connaissais un peu cette histoire du point de vue islandais car je m’intéresse beaucoup au pays (et que d’ailleurs je suis passée par la musée de la Sorcellerie qui est décrit dans le livre!) et ça m’a plu de retrouver ces éléments dedans. Mais la réflexion faite autour de l’histoire de la sorcellerie est trop poussée, à mon sens pour un thriller, ça occupe trop de place, et surtout encore une fois c’est trop répétitif! On a parfois l’impression de lire plusieurs fois le même extrait! ça m’a donné le sentiment que l’auteure brodait pour faire des pages en plus. Si le livre avait fait 150 pages de moins, je pense que je n’aurais pas eu ce sentiment.

Le livre avait pourtant bien commencé…

Un cadavre mutilé, des personnages qui passent assez bien, une enquête où on se sent investi, nous lecteurs, comme si nous reprenions nous-même une enquête bâclée de flics trop pressés de mettre derrière les barreaux un meurtrier tout désigné. Et puis rapidement, une impression de tourner en rond. Les éléments se répètent, beaucoup (beaucoup, beaucoup)… Nos deux protagonistes mettent un temps faramineux à avancer dans leur enquête, les passages liés à l’enquête sont parasités par de nombreuses scènes qui se déroulent au sein du groupe d’amis d’Harald à l’université, par la perte d’une lettre manuscrite datant de plusieurs siècles… On ne voit pas où l’auteure veut en venir, rassurez-vous on comprendra à la fin. Mais j’ai continué et lui ai laissé ma chance, d’abord parce que j’ai horreur de commencer quelque chose et de ne pas le finir, ensuite et je dois bien l’avouer, parce que c’est islandais et que je suis un peu monomaniaque quand il s’agit de ce pays. Et surtout parce qu’on sait, finalement, que les thrillers islandais ne sont pas franchement très virulents ni mouvementés.

J’ai forcément à nouveau eu des difficultés avec les noms islandais… Ajoutez en plus des noms allemands, et je trépasse tant ça se mélange dans ma tête! J’ai à  nouveau opté pour la solution « post-it » afin d’y faire un tri et d’y voir plus clair, mais ça n’est pas vraiment un problème car je suis plutôt coutumière du fait.

 

Finalement tout se décante 30 pages avant la fin. Je vais être honnête, j’ai passé une centaine de pages et j’ai repris les trente dernières, tellement je n’en pouvais plus! Et bien figurez-vous que j’ai néanmoins réussi à reprendre le cours de l’histoire et que ça ne m’a pas du tout dérangée pour comprendre le dénouement final. Parlons-en du dénouement, il est plutôt pas mal je dois bien l’avouer! On ne s’attend pas forcément à ce retournement de situation, on en apprend plus sur certaines zones d’ombre de l’enfance d’Harald, et il laisse un porte ouverte vers une suite, où l’on suivra certainement les aventures de Thora.

Par contre, cette fois, ça sera sans moi…

 

 

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Camilla Lackberg, Editions Babel Noir, Nordique, Suédois

Cyanure – Camilla Lackberg

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Je préfère annoncer la couleur dès le début : si vous aimez Camilla Lackberg et que vous avez apprécié Cyanure, vous risquez de me détester après la lecture de mon article car je ne vais vraiment pas être gentille du tout… Je vais essayer de vous dire en tout objectivité et sans jugement de valeur, pourquoi je n’ai pas du tout apprécié ce livre, et c’est un euphémisme!

Cyanure, c’est l’histoire d’un repas de famille. Lisette, jeune étudiante suédoise, embarque Martin, son petit-ami, dans un repas de famille qui se passe sur la petite île de Välo. C’est pour elle l’occasion de le présenter à l’ensemble de sa famille. Le repas promet d’être ennuyeux et le week-end passé en isolement bien long, surtout qu’une tempête s’abat sur ce secteur et qu’ils vont être coupés du monde en raison de la neige, de la glace et des orages. Martin fait donc la connaissance de cette grande famille richissime. Le grand-père, Ruben, qui règne en maître suprême sur ce petit monde, est un ancien homme d’affaire milliardaire, qui a bâti un empire et qui, à l’heure de la retraite, a confié les rênes de son entreprise à ses fils. Les présentations faites, le repas débute et se déroule dans une ambiance pesante : Ruben prend un malin plaisir à pointer tour à tour chacun des membres de sa famille, en accusant ses fils de mauvaise gestion dans les affaires, sa petite-fille de suivre des études  trop longues et coûteuses à son goût, son autre petite-fille de ne pas avoir su utiliser son argent à bon escient dans la création d’une société de design et de ne pas être rentable… Et puis soudain sans prévenir, le vieil homme est pris de convulsions de plus en plus violentes, jusqu’à tomber raide mort et tête la première dans son assiette, sous les yeux incrédules de sa famille. Martin, qui se révèle être en fait un jeune flic de Fjällbacka, la grande ville du secteur, déclare alors quelques instants plus tard, sûr de lui, qu’il s’agit d’un assassinat au cyanure, du fait de l’odeur d’amande amère qui s’échappe de la bouche du cadavre. Il se chargera alors d’enquêter auprès des membres de la famille pour découvrir qui est l’assassin.

 

Bon… Par où est-ce que je commence? 

J’ai trouvé les personnages caricaturaux au possible. Dans cette famille issue de la haute bourgeoisie, je demande :  le vieil homme cynique, contrôlant chacun des membres de sa famille par le pouvoir que lui confère son immense fortune; la famille de vautours qui tantôt font des courbettes devant lui, tantôt espérent qu’il passe rapidement l’arme à gauche pour hériter de la fortune; le jeune flic qui va un peu vite en besogne et déclare moins de 5 minutes après la mort du grand-père que c’est un assassinat, sans enquête, sans autopsie, sans rien en fait; les hommes au pseudo caractère fort, qui boivent du cognac dans des verres en cristaux à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, qui prennent le dessus sur leurs femmes complètement dépressives, en retrait, niaises; le jeune petit-fils, cadre dynamique, sûr de lui, aux cheveux gominés en arrière… Plus j’avançais, plus j’avais l’impression d’être dans un vulgaire SOAP comme la télévision américaine sait nous abreuver depuis des dizaines d’années, du genre Dallas ou Feux de l’amour, sauf que là ça serait un SOAP suédois! L’apogée de cet effet SOAP, ça a été lorsqu’un des personnages avoue à sa fille que X n’était en fait pas son père, car elle a eu une brève aventure avec son frère Y… Et que donc elle n’était pas cousine avec Z, mais qu’elle était sa sœur! Non, non, non Camilla, non et re-non! Tu peux pas donner ce genre de choses à tes lecteurs par pitié!

L’effet huis-clos sur l’île, et dans la maison de vacances, aurait dû être plus exploité. Moi qui adore les enquêtes en huis-clos, je n’ai absolument pas ressenti l’effet étouffant qu’ils produisent en général, l’effet d’oppression n’a absolument pas été traité. La seule chose qui m’a faite étouffer c’est le style d’écriture de l’auteure, totalement amateur pour moi malgré le fait qu’elle ait écrit un bon nombre de livres, tous édités dans des maisons d’édition plus que respectables et que j’apprécie beaucoup en tant que lectrice, en plus !

L’enquête est plus que bâclée, le flic n’a aucun charisme, aucune compétence, il frôle le je-m’en-foutisme, il tire des conclusions hâtives, ses interrogatoires pourraient être réalisés par un gamin de 15 ans tant les questions sont basiques et qu’il ne va pas au fond des choses…  Il patauge complètement, pour finalement avoir une illumination à la fin et miracle! résoudre l’affaire en un clin d’œil grâce à son flair hors du commun en deux temps trois mouvements (vous sentez l’ironisme là?)…

Je suis habituellement fan des polars du grand nord, je lui laisse régulièrement sa chance, à cette auteure, car j’avais apprécié son premier livre, La princesse de glace, lu l’an dernier… et pourtant je suis presque à chaque fois déçue de ses livres! Là, c’est pire que de la déception, c’est ma pire lecture depuis le début d’année… Non vraiment je n’exagère pas, je sais que je suis vindicative, mais c’est mon ressenti personnel. Alors vous me direz qu’en 150 pages il n’est pas possible de mettre en place une enquête complexe? Je réponds faux! J’ai dernièrement lu L’amante d’Etretat de Stanislas Petrosky, il n’a pas une seule page de plus que Cyanure, et pourtant c’est un très bon thriller et l’histoire est cohérente, avec une vraie intrigue, une vraie étude des personnages…

 

Islandais, Nordique

Snjór – Ragnar Jónasson

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Aujourd’hui, je vous emmène en voyage à Siglufjörður ! Ceux qui me connaissent savent à quel point l’Islande est un pays cher dans mon cœur, j’y suis allée deux fois, j’y retourne une 3è fois prochainement et un jour il est certain que je poserai définitivement mes valises là-bas ! Il était donc impensable que je ne lise pas très rapidement ce thriller venu de ce petit bout de caillou perdu au milieu de l’Atlantique Nord ! Je suis une très grande fan de la littérature islandaise que j’ai découverte grâce au Maître Indridason il y a 3 ans de ça…

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Le tatouage islandais qui s’accorde bien avec mon livre

Snjor est le premier livre d’une série de thrillers de l’auteur islandais Ragnar Jonasson. L’action se déroule dans la petite ville de  Siglufjörður, charmante petite ville du nord du pays. Par ville, entendez plutôt grand village… Là-bas, tout le monde se connaît depuis plusieurs générations. C’est dans cette ville que Ari Thor, jeune policier de 25 ans habitant Reykjavik, obtient son poste. Il part seul, sans sa fiancée qui refuse de le suivre dans cette lointaine contrée. C’est donc seul et en plein milieu de l’hiver qu’Ari Thor débarque. Il ne connait personne, la ville est isolée, uniquement accessible par la mer ou par un unique tunnel régulièrement coupé en raison d’une météo cataclysmique et d’avalanches régulières. On l’a prévenu, à Siglufjörður, il ne se passe rien… Noël passe tranquillement.  Ari Thor ne se sent pas bien depuis son arrivée. Il est constamment en proie à une importante claustrophobie. Il étouffe dans cette ville encerclée de fjords, il étouffe dans cette maison où il ne se sent pas bien, il étouffe quand il apprend qu’un avalanche a coupé l’accès au tunnel. Il est comme un étranger, dans cette ville où tout le monde se connaît. Certains l’acceptent, d’autres lui font ressentir cette différence. Et puis arrive un accident, Hrolfur, célèbre écrivain à la retraite et responsable de la troupe de théâtre, est retrouvé mort. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un accident. Et puis, quelques jours plus tard, c’est la femme d’un acteur qui est retrouvée à moitié nue et ensanglantée dans son jardin. Deux morts suspectes en l’espace de quelques jours dans cette contrée reculée, c’est plutôt rare, et ça éveille les soupçons d’Ari Thor qui entame donc la première enquête de sa carrière ! Commence alors une enquête lente, rythmée par les caprices de la météo et de Tomas, son responsable hiérarchique. Une mise en abyme d’une autre histoire ponctue l’histoire principale. On ne sait ni où, ni qui elle concerne. On sait juste qu’il s’agit d’une agression. Le lien se fera, entre les deux, à la fin du livre.

Si vous avez déjà lu des thrillers islandais et que vous avez apprécié, vous aimerez sans doute comme moi ce livre car il s’inscrit pour moi dans la plus pure tradition des polars du grand nord. Les auteurs et réalisateurs (pour ceux qui ont regardé la série Trapped par exemple) aiment ancrer leurs histoires en plein cœur de l’hiver, quand la nuit est constante, quand il fait froid et que la météo est capricieuse.
Ne vous attendez pas à une enquête avec des rebondissements à chaque page, ce n’est pas ça, et ce n’est pratiquement jamais le cas dans les thrillers islandais.  L’enquête est lente, le premier mort tarde d’ailleurs à arriver. La mise en place de l’action dans le décor est longue et pourrait décourager les lecteurs avides de sensations fortes. Le personnage d’Ari Thor est, je trouve, très négatif (autre point commun avec les personnages principaux islandais, à l’image d’Erlendur dans les thrillers d’Indridason). Il broie du noir, il est angoissé, il est maladroit, manque de maturité et est  très gauche dans son rapport avec les habitants et les femmes de sa vie. Il ne connaît son métier de policier que par le temps qu’il a passé sur les bancs de l’école de police, il cherche à s’affirmer. Mais tout n’est pas négatif, il aime fouiner et il arrive à faire aboutir sa première enquête. . La claustrophobie d’Ari Thor se répercute au fur et à mesure sur le lecteur. Nous-mêmes nous sentons oppressés pendant l’histoire ce qui ajoute un côté noir et glauque… Le climat cataclysmique rythmé par des tempêtes de neige, la nuit quasi perpétuelle à cette période de l’année renforce notre sensation d’étouffement. On a envie de partir, de fuir ce village, comme lui, s’échapper de ce huis clos… pour bien connaître ce pays, l’atmosphère décrite au niveau des relations humaines est vraiment très réaliste ! Ari Thor est vraiment perçu comme un étranger alors qu’il est dans son pays, il est le centre de toutes les attentions et il est vrai que j’ai ressenti exactement la même chose quand j’y étais. Tout le monde vous dévisage et cherche à savoir qui vous êtes, et ce que vous faites là, pas forcément avec animosité, mais on sait directement qu’on n’est pas chez nous.
Le livre se lit bien, néanmoins je vous conseille de prendre quelques notes au niveau des noms des personnages qui sont assez nombreux. Pour vous donner un petit exemple, il y a Leifur, Rholfur, Ulfur, Arni, Palmi……… bon ok j’arrête là ou je vais vous perdre, ou vous allez prendre peur et ne pas vouloir le lire ! La fin laisse une porte ouverte vers une suite, espérons qu’elle sera traduite en français ! En tout cas, je répondrai présente pour la suite !

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