Coup de coeur, Editions Fleuve noir

La coupure – Fiona Barton

Je rentre à peine de vacances que me voilà à nouveau plongée dans les méandres de la blogosphère, pour mon plus grand plaisir ! J’en ai du retard à rattraper au bout de 15j d’absence !

Je commence aujourd’hui par mon dernier livre lu, d’autres chroniques vont suivre très rapidement. Je n’avais pas apprécié le premier livre de l’auteure l’an dernier, La veuve, et mon avis était relativement négatif d’ailleurs. Le pitch de la 4è de couverture me bottait bien sur celui-là, j’ai donc décidé de laisser une nouvelle chance à Fiona Barton et grand bien m’en a fait, je l’ai avalé quasiment d’une traite celui-ci !

Je vous parle aujourd’hui de La coupure, de Fiona Barton, paru le 13 septembre dernier chez Fleuve Editions.

L’histoire (4è de couverture)

Quand quelques lignes en bas de la colonne des brèves révèlent la découverte d’un squelette de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, la plupart des lecteurs n’y prêtent guère attention. Mais pour trois femmes, cette nouvelle devient impossible à ignorer.

Angela revit à travers elle le pire moment de son existence : quarante ans auparavant, on lui a dérobé sa fille à la maternité. Depuis, elle cherche des réponses.

Pour Emma, jeune éditrice en free lance, c’est le début de la descente aux enfers, car ce fait divers risque fort de mettre son secret le plus noir à jour et de détruire sa vie à jamais.

Quant à Kate, journaliste de renom et avide d’une bonne story, elle flaire là le premier indice d’une affaire qui pourrait bien lui coûter quelques nuits blanches.
Car toutes les histoires ne sont pas bonnes à être publiées… Encore moins quand elles font resurgir des vérités que personne ne souhaite connaître.

Enivrant !

Je n’avais pas manqué, dans ma chronique de La veuve, de souligner le côté immersif du récit, cependant son intrigue m’avait lassée car je lui trouvais trop de longueurs… Si j’ai retrouvé ici le côté immersif de la plume de Fiona Barton, j’ai été cette fois complètement obnubilée par cette histoire une fois commencée, ne réussissant à décrocher que pour dormir un peu. Je ne vais pas vous dire que La coupure est un condensé d’action ni que c’est un livre où ça pète dans tous les sens, non messieurs-dames, vu qu’ici on est plutôt dans un véritable thriller psychologique avec tous les codes du genre qui sont respectés ! L’auteure a réussi à créer des interrogations chez ses lecteurs, une certaine curiosité aussi, et par-dessus tout un sentiment d’appartenance à l’histoire, entraînant une profonde empathie pour les personnages qu’ils suivront.

Leur psychologie est particulièrement développée, chaque chapitre nous fait suivre un personnage différent, on apprend à les connaître, à connaître leur vie et leur passé. Si le titre du livre, La coupure, se réfère à un article découpé dans le journal (en l’occurrence celui du bébé retrouvé enterré), on comprend rapidement qu’il fait également écho à la faille que chacune de ces femmes porte en elle. Un événement difficile a brisé leur vie à un moment donné, il a bouleversé leur équilibre psychologique, les faisant plonger dans un monde de doutes, de manque, de souffrances et d’angoisses. Il y a un avant et un après, elles apprendront à vivre avec et à continuer malgré tout… Jusqu’à ce que tout leur revienne en pleine tête, anéantissant l’équilibre précaire qu’elles avaient réussi à remettre en place…

Une focale est également faite sur les relations mères/filles, souvent difficiles, et nombreuses trouveront une résonance personnelle dans ce lien pas forcément évident à gérer avec celle qui nous a donné la vie.

Côté construction, classique je dirais. Alternance de personnages, d’époques, rythme qui monte crescendo et intrigue qui s’accélère vers les deux tiers du livre, rien de nouveau sous l’soleil, mais ça fonctionne toujours aussi bien ! Durant deux tiers du livre environ, vous serez submergés par les interrogations et ne comprendrez vraiment pas le lien entre toutes ces vies… Il vous faudra attendre la toute fin du livre afin de commencer à entrevoir son dénouement : l’auteure vous mettre en position d’enquêteur, et à l’image de Kate la journaliste, vous devrez faire chauffer vos neurones pour essayer de démêler les fils de cette histoire.

Le mot de la fin

Fiona Barton possède indéniablement cette capacité à happer le lecteur dès les premières pages pour le relâcher quelques heures plus tard, un peu plus groggy qu’avant d’avoir commencé sa lecture. Je me suis sentie chagrinée par ce thriller, parce que j’ai éprouvé une réelle empathie pour les personnages que je suivais et que forcément, quand un personnage traverse une période difficile, tu morfles en même temps que lui en tant que lecteur.

Un thriller efficace, je crois qu’on peut parler de petit coup de cœur.

A lire d’urgence !

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