Editions Hugo Thriller, Non classé

Les jumeaux de Piolenc – Sandrines Destombes

A moins d’habiter sur la planète Mars, vous n’avez pas pu y échapper, ce livre est partout ! A juste titre, il vient de remporter le Prix VSD/RTL du Meilleur Thriller Français présidé par Michel Bussi !

Les prix littéraires attirent ou rebutent les lecteurs, moi ils me font peur… Parce que du coup, j’attends beaucoup de ma lecture et que je retombe régulièrement comme un soufflet, j’en attends trop peut-être, et je suis régulièrement déçue. Cette fois, le prix décerné est justifié, de nombreux lecteurs ont déjà été conquis.

Je vous parle aujourd’hui du dernier livre de Sandrine Destombes, Les jumeaux de Piolenc, paru récemment chez Hugo Thriller.

L’histoire (4è de couverture)

Août 1989. Solène et Raphaël, des juemaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

Captivant…

L’action se déroule dans un petit village, à trente ans d’intervalle. Encore traumatisé par l’enlèvement de jumeaux fin des années 80, le village de Piolenc va à nouveau sombrer dans l’horreur à notre époque, avec de nouvelles disparitions d’enfants. C’est l’occasion de constater les dommages collatéraux de ces drames du passé, de ceux qui ravagent des vies et laissent ceux qui restent dans une détresse émotionnelle intense. J’aime beaucoup les thrillers qui s’articulent autour de deux périodes différentes, quand on sent que le passé est directement en lien avec ce qu’il se passe aujourd’hui.

Qui dit petit village, dit petite communauté, dit aussi que tout le monde se connaît de près ou de loin. Il y a les irréductibles, qui vivent toujours sur le secteur, bien enracinés, et ceux qui ont pris la fuite pour tourner une page bien noire de leur histoire. Effet huis-clos assuré ! Vous aurez des doutes sur tout le monde, vous accuseriez bien volontiers chacun des personnages tour à tour, même ceux qui paraissent les plus innocents… A juste titre ? Il vous faudra le lire pour le découvrir…

Si dans une bonne première partie, l’auteure s’attache à planter son décor et à mettre en parallèle les deux histoires, c’est dans la seconde moitié que les choses vont s’éclaircir dans la tête du lecteur et qu’il va commencer à entrevoir une partie de la vérité. Une partie seulement, parce que honnêtement, je paie une bière à celui qui me dira qu’il avait vu venir le dénouement final ! Non mais sérieusement, je ne sais pas comment les auteurs font pour avoir une imagination pareille un esprit aussi tordu ; je pense que vu ma quantité de lectures du genre je ne suis pas une lectrice à qui on l’a fait, mais Sandrine Destombes m’a laissée complètement ahurie et avec, je l’avoue, une sensation de dégoût profond. Parfois, la violence est inutile, il n’y a pas besoin de scènes difficiles pour vous filer la nausée, certains tabous le font aussi très bien, même quand tu es un lecteur ultra résistant !

… Et dérangeant !

Les jumeaux de Piolenc est le premier livre que je lis de l’auteure Sandrine Destombes, et même si ma lecture n’a pas atteint le coup de coeur, j’ai passé une excellent moment de lecture. Ce qui a manqué pour que ça se transforme en coup de coeur, c’est que j’aurais voulu que tout le livre soit aussi glauque, effroyable et écoeurant que ce qu’a été la dernière partie. Je vous le dis régulièrement, je ne me cache pas d’être une lectrice qui aime ce qui tabasse sévère, plus c’est morbide ou dérangeant et plus ça me plaît, et si j’ai ressenti ça dans la toute dernière partie du livre, en bonne barbare que je suis j’aurais voulu ressentir ça durant toute ma lecture. Je ne me suis pas ennuyée, loin de là, car le climat de suspicion et de paranoïa qui s’abat sur le petit village vous colle à la peau, mais moi, le dérangeant, je n’en ai jamais assez !

Côté style, ça donne quoi ?

Chapitres ultra-courts, cliffhangers, rebondissements réguliers, rythme narratif qui s’accélère au fil des pages, atmosphère angoissante grâce aux interrogations constantes qu’elle enfonce dans le crâne du lecteur et qui fait qu’il n’arrivera pas à lâcher son bouquin, Sandrine n’oublie aucun code du thriller.

Le mot de la fin

Hugo Thriller a encore frappé ! Décidément, je ne crois pas avoir eu une seule déception avec cette maison d’édition !

J’ai apprécié le fait qu’elle réussisse à me surprendre avec deux sujets largement traités dans les thrillers, ceux de la gémellité et des disparitions d’enfants. A une époque où les faits divers autour des enlèvements d’enfants sont de plus en plus présents dans nos médias, pas de doute que cela va raviver des souvenirs douloureux en chacun de nous.

Je recommande !

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