Editions City, Français, Polar, Polar/thriller français

Pardon – Jean Dardi

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22, v’la le p’tit deuxième de Jean Dardi !

Jean Dardi, c’est l’auteur français qui a sorti son premier bouquin l’an dernier, après une carrière passée à travailler dans l’immobilier, et qui a direct atterri dans ma liste very  best of 2016 des 6 livres à-lire-à-tout-prix de 2016 (sur 87 lectures, excusez du peu!). Il revient avec un nouveau polar dans la même lignée que le premier, Les 7 stigmates. Il serait bon de le lireavant d’envisager une lecture de celui-ci, mais il peut néanmoins être lu de manière indépendante.

Je vous présente aujourd’hui Pardon, paru en septembre 2107 aux Editions Terra Nova (Groupe City Editions)

L’histoire (4è de couverture)

Début des années soixante. Sur la promenade de Boulogne, les prostituées travaillent la peur au ventre. Parmi les clients, rôde celui que la presse surnomme le « Dépeceur du Bois » qui tue et éventre les prostituées. Subitement, la série meurtrière s’interrompt, la police respire et le mystère reste entier.

Fin 2016, le commissaire Dell’Orso rentre précipitamment de vacance. Une jeune femme vient d’être assassinée d’une balle dans la tête. La min de la morte renferme un étrange mot griffonné : « Pardon ». Plus étrange encore, l’arme du crime est un vieux Colt M1911, celui-là même qui avait été utilisé par le « Dépeceur du Bois ».

Le tueur aurait-il récidivé, 50 ans plus tard ? Comment pourrait-il encore avoir la force de pourchasser ses victimes, de les séquestrer puis de les abattre ? Peu vraisemblable. Et pourtant…

 

On prend les mêmes ingrédients, et on recommence !

Pardon est à mon sens dans la parfaite lignée de son prédécesseur, Les 7 stigmates. Nous retrouvons ici le même schéma narratif avec plusieurs meurtres, qui donnent une dynamique intéressante au récit et un rythme toujours aussi nerveux, une enquête qui piétine, et une immersion en plein 36 Quai des Orfèvres qui est en train de vivre ses dernières heures. Même si l’enquête piétine du côté des policiers, incapables d’arrêter le meurtrier et toujours avec un train de retard par rapport à lui, ce n’est pas le cas pour le récit qui se veut relativement dense, et où l’aura des personnages rayonne de manière à largement occuper l’espace de l’intrigue.

J’ai apprécié retrouver l’équipe du commissaire Dell’Orso que j’avais vraiment appréciée dans le premier tome. C’est une petite équipe de flics sympathiques, avec un caractère bien trempé pour la plupart et qui savent s’imposer, ou du moins exister, face à Dell’Orso qui prend toute la place de par son caractère très volubile. Il est un personnage que j’apprécie beaucoup, parce qu’il ne fait pas dans la demi-mesure, qu’il est vrai et ne sait pas mentir : incapable de mettre de filtres pour faire passer un message, sa personnalité prend beaucoup de place parce qu’il est quelqu’un d’entier, de profondément humain.

Quand je vous disais que Dell’Orso n’utilisait pas de filtre pour arrondir les angles, c’est un fait qui se ressent dans ses échanges verbaux avec les autres personnages, toujours vifs et grandiloquents. L’utilisation de très nombreux dialogues rend le livre énergique, certes, cependant, si j’ai un reproche à lui faire, c’est que le degré de langage des dialogues, familier et bourré d’effets de styles, a parfois un peu alourdi le récit à mon goût. Alors oui, ça colle parfaitement avec le caractère tempétueux de Gio, oui, une brigade du Quai des Orfèvres n’est pas là pour parler en langage soutenu, mais ces écarts de langage m’ont laissé pensé qu’il ne doit pas être facile de partager la vie avec une personne ayant un caractère aussi… tempétueux !

Côté intrigue… Ben c’est bien… tout simplement ! C’est peut-être un peu léger comme argumentation je vous l’accorde, mais c’est ce que j’ai ressenti. Je n’ai pas grand chose à dire parce que j’ai trouvé l’intrigue policière bien menée, nous sommes aux côtés des enquêteurs durant tout le livre même si l’auteur nous propulse régulièrement au sein même des lieux qui deviendront les scènes de crime. Vous le savez depuis le temps que vous me suivez, je préfère de loin les polars que les thrillers, et ici j’ai retrouvé tout ce que j’appréciais dans ce genre littéraire, sans fausse note. J’ai déconnecté de ma réalité pour prendre part à l’enquête dans les rouages du système judiciaire français, et c’est tout ce qu’on demande à un polar.

 

Le mot de la fin

Si vous avez apprécié Les 7 stigmates, vous apprécierez également Pardon car il se situe dans la parfaite lignée du premier, comme si les deux avaient été écrits d’une traite. Si Jean Dardi a posé les bases de son style d’écriture dans le premier tome, il l’a consolidé grâce à ce deuxième titre et pas de doute qu’il me tarde de continuer la suite des aventures de Gio !

Une bonne lecture que je recommande !

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