Editions Albin Michel, Polar/thriller français

La patience du diable – Maxime Chattam

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Toujours en train de rattraper mon retard dans mes lectures de Maxime Chattam, j’ai lu récemment La conjuration primitive, et vu comme je l’ai aimé d’un amour incommensurable de lectrice, j’avais prévu de continuer rapidement avec la suite. Bien qu’il fasse partie de la même série que ce dernier, je ne dirais pas que c’est une suite au sens propre du terme car on ne continue pas vraiment l’intrigue du premier tome, même s’il y a des thématiques et des personnages similaires.

Paru en 2014 chez Albin Michel, puis chez Pocket, je vous parle aujourd’hui de La patience du diable.

L’histoire (4è de couv’)

 Un go-fast pris en flag qui transport bien pire que de la drogue…

Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse…

Des gens ordinaires découverts morts… De terreur.

Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relis ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source.

Aux racines de la peur. Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent?

 

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Avertissement aux lecteurs : ce livre est chronophage !

Digne successeur de La conjuration primitive, j’ai à nouveau été complètement absorbée par La patience du diable de Maxime Chattam bien que je lui trouve quelques petits défauts, contrairement au premier tome qui frôlait la perfection pour moi !

Je m’expliquerai plus tard à ce sujet, je préfère toujours commencer par le positif !

L’auteur nous plonge dès les premières pages au cœur d’une France secouée par une série d’attaques ultra-violentes qui sont perpétrées à des endroits aussi divers que des TGV, des restaurants ou encore des salles de cinéma. Ajoutez en parallèle la découverte d’un trafic de peaux humaines, et vous obtiendrez une atmosphère cataclysmique, avec l’impression que rien ne pourra arrêter la folie qui s’est emparée des Hommes, d’oùune tension narrative extrêmement palpable qui condamnera le lecteur à ne plus lâcher son livre et à oublier une nouvelle fois toute vie sociale.

Les événements violents se multiplient au fur et à mesure de notre lecture, et le traitement réservé aux scènes de crimes est différent de celui effectué dans le T1. En effet, ici nous ne découvrons pas les scènes de crimes avec les enquêteurs, nous les vivons de l’intérieur, à travers les yeux des victimes : nous assistons à de banales scènes de la vie quotidienne, on se demande d’ailleurs à chaque fois qui sont ces nouveaux personnages, et puis rapidement on comprend que l’inévitable va se produire… ce traitement est assez intéressant dans le sens où nous ressentons pleinement la détresse et la peur des survivants face à ces attaques parce qu’on assiste en direct à leurs vies qui basculent. Tout ça raisonne douloureusement en nous : le livre est paru en 2014, bien avant Charlie Hebdo et les attaques de Paris, Nice, Londres, et tant d’autres. Et pourtant, comme un visionnaire, Maxime Chattam nous propose le pire. Sans doute, il y a quelques années, on aurait aimé ce livre mais on n’aurait pas ressenti un sentiment de malaise comme aujourd’hui.

 

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Des personnages marquants

Dans ce tome vous retrouverez des personnages que vous avez déjà rencontrés lors du T1, et notamment Ludivine et Segnon qui sont une nouvelle fois au cœur de l’action. Je suis habituellement peu attachée aux personnages féminins surtout lorsqu’elles représentent une sorte de super flic à qui tout réussi, acharnée de sport et excellentes sur le terrain… Sauf qu’ici, cette sorte de super héroïne est contrebalancée par un côté beaucoup plus sombre, une cicatrice encore à vif qu’elle traîne d’une précédente affaire et qui la marquera durablement aussi bien dans sa vie de flic que dans sa vie personnelle. Je trouve ce personnage profondément humain, j’aime sa pugnacité, son sens de l’amitié et du devoir, et j’apprécie beaucoup la relation très forte qu’elle a réussi à nouer avec son équipier Segnon.

Quelques réserves

Certes, j’ai aimé ce livre ; certes, j’ai été complètement prise dans l’histoire, mais je vais lui faire un reproche, c’est qu’il est un peu trop similaire à La conjuration primitive au niveau de l’intrigue et de l’enquête. Je l’ai trouvé parfois un peu redondant, un peu « déjà vu », surtout que j’avais encore bien en tête le T1 que j’ai lu quelques jours avant. J’ai ressenti quelques longueurs durant l’enquête, mais tout a été oublié grâce au dernier quart du livre qui était explosif et à cause duquel j’ai été au bord de l’infarctus à certains moments tant le suspens était intense et que j’ai craint pour la vie de certains personnages. Il faut dire qu’après le traumatisme de la fin de la première partie de La conjuration primitive, j’étais un chouia traumatisée par ce que l’auteur est capable de faire subir à ses personnages !

Le mot de la fin

Je suis prête pour le troisième ! Et celui-là, je n’attendrai pas 4 ans après sa sortie pour le lire, il me le faudra tout de suite ! Si j’ai ressenti parfois quelques longueurs durant l’histoire, à aucun moment je n’ai eu envie de reposer le livre je vous rassure.

Une lecture intense, pour un excellent thriller !

 

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