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Horrora borealis – Nicolas Feuz

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Avec une couverture comme ça et avec une partie de l’intrigue qui se situe en Laponie, secteur de tous mes fantasmes de voyages depuis quelques mois, vous vous doutez bien que je ne pouvais pas passer à côté de ce livre !

Habillez-vous chaudement, je vous emmène aujourd’hui en Finlande ! 

 

L’histoire

Nous faisons la rencontre de Walker et de sa famille, alors qu’ils s’apprêtent à s’envoler tous ensemble pour la Laponie, pour un voyage dans la nuit polaire, à cette époque de l’année où le soleil se fait si rare. Sandra, son épouse, n’est pas franchement enchantée, elle qui ne rêve que de plages et de cocotiers; quant à ses deux adolescents, l’un est plutôt passif, Samuel, à grand renfort de cannabis, tandis que l’autre, Alia, une jeune fille de 17 ans, est plutôt heureuse de se rendre dans le Grand Nord, surtout depuis qu’elle a fait la connaissance de Koskingen via les réseaux sociaux, et qui travaille dans une ferme de huskies sur place. Reste le petit dernier, le plus discret, Quentin, qui a 8 ans.

Retour en Suisse, on retrouve Walker, seul, dans un festival de musique. Seul? Plutôt mal accompagné en fait! Un cadavre git à ses pieds, le sang se déverse par litres, de ce corps sans vie… Ils veulent terminer le travail qu’ils ont commencé en Laponie, Walker en est certain. Mais que s’est-il passé en Laponie?

A grand renfort de flashbacks, nous suivrons jour après jour leur voyage sur place, dans cette ambiance sombre et glaciale, où les vacances de rêve au pays du Père Noël se transformeront en un véritable cauchemar.

Que s’est-il passé en Laponie?

Cette phrase sera un peu le fil rouge de notre lecture. Elle reviendra à plusieurs reprises, mais vous devrez être patients avant de connaître la réponse…

Si vous croyez que la Laponie est un pays tranquille, détrompez-vous! Alors qu’on aurait pu s’attendre à un thriller nordique avec tout ce que ça comporte comme clichés (une certaine retenue dans l’horreur, un rythme lent et parfois ennuyeux), c’est tout l’inverse que vous trouverez ici ! Normal me direz-vous, car Horrora Borealis n’a pas été écrit par un auteur finnois, mais Suisse ! Et c’est là que j’adhère totalement! Non pas que je considère les suisses comme violents, n’allez pas me faire dire ce que je n’ai pas dit, mais pour être une grande amatrice de polars et thrillers du grand nord de l’Europe, je sais que la plupart du temps, quand je découvre un auteur de la littérature nordique, je vais lire un thriller calme, paisible, pas franchement sanglant  et à l’image de la sérénité qui règne dans ces pays pacifistes. C’était sans compter sur la plume incisive et l’intrigue machiavélique que Nicolas Feuz a réussi à mettre en place !

S’il m’a un peu perdue parfois, au moment des flashbacks et des retours intempestifs dans le présent, en raison de l’absence de toute indication chronologique, j’ai compris, lors du premier uppercut que j’ai pris, que s’il ne nous donnait aucune indication concernant la temporalité, c’était justement pour nous perdre, et puis nous prendre par surprise lorsque lui l’aurait décidé! Et là, tu restes idiote devant ton livre, tu reviens quelques passages en arrière, tu feuillettes quelques chapitres passés histoire de voir ce que tu as loupé (« Attends Anaïs, t’es fatiguée en ce moment t’as dû louper un truc« ), parce que tu te prends un sacré coup de théâtre dans ta tête de lecteur, et que tu étais à mille lieux de te douter de cette révélation! J’ai bien trouvé, par moment, que c’était un peu trop facile tout ça, j’avais des soupçons concernant un des personnages, Walker lui-même avait des soupçons, pire! Il avait des preuves ! Et il y avait un lourd passif derrière le suspect principal ! Mais quand c’est trop facile, on sait qu’il y a quelque chose de sous-jacent, parce qu’on ne nous l’a fait pas à nous, lecteurs de thrillers… Et puis le dénouement arrive, malsain, dérangeant, c’est noir, tabou, et cette chute est magistrale en même temps qu’elle te file la nausée.

Le mot de la fin

L’ambiance que Nicolas Feuz a réussi à créer est froide, glaciale et lugubre, et me ferait presque remettre en question mon voyage là-bas l’hiver prochain, ah ah ! Plus sérieusement ! J’ai apprécié la lecture de ce livre tant au niveau de l’intrigue que du paysage lapon qui y est largement développé. J’aime voyage dans mes lectures, vous le savez, et quand ça concerne le grand nord et qu’en plus, l’auteur me fait revivre le spectacle d’une aurore boréale, je suis conquise !

L’écriture n’est pas encore parfaite certes, il y a peut-être un ou deux détails qui manquent un peu de cohérence, mais je me suis laissée emporter par l’intrigue et par les différents rebondissements qui ont jalonné ma lecture, et je vous recommande cette lecture!

Je tiens par ailleurs à remercier Nicolas Feuz et les Editions TheBookEditions.com pour m’avoir permis de découvrir ce thriller.

 

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6 thoughts on “Horrora borealis – Nicolas Feuz”

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