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Charade – Laurent Loison

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Je suis le premier livre de l’auteur Laurent Loison.

Je comporte quelques scènes qui tabassent, mais pas que !

J’ai provoqué une mini-émeute sur le Facebook de la Serial Lectrice dont vous êtes en train de lire la chronique, suite à la mise en ligne d’une photo d’une scène un tantinet difficile.

Je suis un sacré bon polar et je vais très vite rejointe la PAL ou la wishlist des lecteurs qui liront cette chronique.

Je suis… Charade !

 L’histoire

36 Quai des Orfèvres. Le commissaire Bargamont, Barga pour les intimes, se voit affecté dans son équipe une jeune flic, Emmanuelle, qui obtient son premier poste dans le Saint Graal de la police française. La jeune femme vient de sortir major de son école et a été quelque peu appuyée par ses relations pour obtenir son poste. Barga, Monsieur 98% d’affaires élucidées, est un flic borderline au passé douloureux. Il se voit affecté les meurtres les plus atroces, et c’est dans un univers de violence profonde qu’il évolue. Notre trio d’enquêteur ne serait pas complet sans Loïc, un agréable policier ayant rejoint Barga il y a plusieurs mois de ça, et qui a réussi à dompter  l’animal féroce qui sommeille en lui.

Rapidement, nous sommes confrontés au premier meurtre, violent, barbare. La victime a été sacrément arrangée avant de passer l’arme à gauche. Les meurtres se multiplient sans qu’aucun indice ni aucun point commun entre les affaires ne soient trouvés. Une seconde équipe est mise en place au sein du 36, menée par Chollet, l’ennemi juré de Barrage. Coups bas et coups tordus se mêleront aux avancées difficiles de l’enquête.

 Premier essai réussi !

Laurent Loison plonge ses lecteurs en plein cœur d’une enquête menée tambour battant au 36 Quai des Orfèvres. Si tous les codes du polar sont ici respectés et auraient pu paraître un peu clichés de prime abord, l’avancée dans notre lecture nous entraîne dans une affaire tordue, où nos neurones sont mis à rude épreuve. En effet, rapidement, l’assassin met en place un jeu de charade avec les flics qui vont piétiner et aller de fausses pistes en échecs. A chaque meurtre, sa nouvelle énigme, et à chaque énigme, toujours plus de questions et d’interrogations aussi bien pour les personnages que pour nous. J’ai bien essayé de résoudre cette charade durant ma lecture, mais c’était bien trop compliqué pour moi et l’explication finale m’a retournée le cerveau !  

Le récit passe de moments où l’on suit l’enquête à certains passages où on suit les futures victimes et on se retrouve témoin, en partie, des « petits tracas »  qui vont leur arriver. Nous assistons ensuite à la découverte des cadavres par l’équipe de police, et là, accrochez-vous parce que certaines scènes peuvent décaper la sensibilité de certains lecteurs, parait-il ! Les meurtres, imaginés par l’auteur, ne sont pas de simples mises à mort « banales », ils sont de véritables scènes de crime, « scène » étant à prendre dans le sens de mise en scène.  Chaque meurtre se fait plus étrange, plus sadique (Nom de dieu Laurent où as-tu été chercher ça ??). Je n’ai, personnellement, pas été réellement choquée par ce genre de passages, j’en ai même éprouvé une certaine délectation, et je l’assume ! Que l’on soit clair, je ne suis pas amatrice de lectures calmes, de thrillers à la M.H Clark ou Guillaume Musso, sans aucune jugement de valeur, n’allez pas me faire dire ce que je n’ai pas dit ! Il me faut des choses différentes, du jamais vu malgré ma connaissance relativement importante en matière de thrillers (je pense pouvoir dire que j’ai une connaissance assez élargie à raison de 80 à 100 lectures par an depuis plusieurs années). Et c’est ce que j’ai trouvé à la lecture de ce livre ! Bravo Mr Loison ! Amis lecteurs, ne vous arrêtez cependant pas à quelques scènes difficiles, il serait dommage de se priver de cette lecture parce que vous pourriez (ou pas) être choqué par deux ou trois passages relativement courts.

Si je veux être totalement transparente avec vous, certaines scènes de sexe m’ont dérangée lors de ma lecture car je n’en voyais pas forcément l’intérêt. Je ne suis pas vraiment attirée par les scènes d’amour ou de sexe, et j’aurais personnellement pu m’en passer dans ce livre car j’ai trouvé qu’elles n’avaient pas forcément d’apport particulier à l’histoire. Rassurez-vous, elles ne sont pas légion et Charade est tout sauf un roman d’amour, érotique, ou plein de bons sentiments !

 

Côté personnages…

Ce qui fait qu’une lecture reste en ma mémoire plusieurs mois après avoir terminé le livre en question, c’est l’attachement que j’ai réussi à ressentir avec les personnages. On s’en fait une image, on les dessine dans notre tête, et on a l’impression de vivre un petit bout de leur histoire directement avec eux et quand on termine un livre, il y a une sorte de manque. Rien de nouveau ici, on retrouve un bon flic, mais borderline, qui traîne les casseroles douloureuses de son passé, pas franchement enthousiaste à l’idée de rencontrer la petite nouvelle, Emmanuelle, qui est en plus très jolie, qui veut faire ses preuves pour essayer de prouver qu’elle est bien là parce qu’elle est une des meilleures et pas parce qu’elle a été pistonnée, et Loïc, qui semble être un peu le tampon entre Emmanuelle et Barga, là pour que les choses se passent bien entre eux et fidèle à son patron. Ca semble un peu cliché dit comme ça, mais franchement, ça passe bien, et j’ai vraiment apprécié la totalité des personnages qui deviennent, au fil des mois, comme une petite famille.

La personnalité du meurtrier est étudiée à travers les meurtres, l’auteur a crée un tueur hors du commun et vraiment tordu qui cherche à marquer les esprits de manière violente.

 

Le hic de l’épilogue

Ma lecture aurait été quasi parfaite si je n’étais pas littéralement tombée sur le cul, pardonnez-moi l’expression, lors de ma lecture de l’épilogue. Il est difficile pour moi d’en parler ici car je ne veux vraiment pas vous spoiler le livre, mais en la lisant, je me suis demandée si j’avais loupé quelque chose, ou si je n’avais finalement pas compris l’essence même du livre. Il faudra que j’en parle avec l’auteur, s’il est d’accord, afin d’avoir quelques éclaircissements à ce sujet car j’ai eu l’impression, dans les dernières pages, d’avoir été un peu à côté de la plaque. Cela ne remet cependant ni en cause la compréhension du livre, ni le plaisir que j’ai éprouvé à suivre cette enquête.

 

Le mot de la fin

Le livre s’étant vendu à plus de 20 000 exemplaires, vous êtes sans doute assez peu à l’avoir manqué. Mais si vous avez comme moi un train de retard, procurez-vous le très vite !

Il se murmure que l’auteur aurait encore deux parutions à venir, je les attends donc avec impatience !

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2 thoughts on “Charade – Laurent Loison”

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