Editions JC Lattès, Nordique, Norvégien, Polar/thriller nordique

Le hibou – Samuel Bjørk

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Je ne suis pas forcément très inspirée par ma chronique pour une fois. Non pas que je n’ai pas aimé ce livre, mais je n’ai pas eu d’implication émotionnelle à la lecture de cette histoire. Je m’explique…
J’ai terminé plusieurs livres récemment qui étaient des thrillers orientés plutôt du côté psychologique. Forcément, ce sous-genre du thriller fait que l’histoire prend possession de nous, qu’elle fait appel à des sentiments profonds enfouis en chacun de nous. Alors quand tu as lu et aimé plusieurs livres comme ça dans un temps très restreint, le fait de revenir à une banale enquête de police est un peu moins enthousiasmant… Cela dit, j’ai tout de même apprécié ma lecture, dans le sens où l’enquête de police est bien menée, que les personnages et l’équipe d’enquêteurs sont très sympathiques et surtout parce que ça se passe en Norvège, pays dans lequel je compte me rendre dans les mois à venir 🙂

L’histoire

Norvège, octobre, de nos jours. Camille Green, 17 ans, pensionnaire d’un établissement destiné à aider les jeunes aux vies difficiles est retrouvée morte dans une forêt proche de son pensionnat. Aucun doute sur le fait qu’il s’agit d’un meurtre. Le corps est au centre d’une mise en scène macabre, au milieu d’un pentagramme, elle est nue, entourée de plumes avec une fleur de lys dans la bouche. C’est l’inspecteur Munch qui est appelé sur les lieux du crime. L’enquête commence rapidement et Munch décide de réintégrer Mia, une brillante enquêtrice alors en indisponibilité suite à une grave dépression, dans laquelle elle noie son désarroi dans l’alcool et les médicaments, car il estime ne pas pouvoir se passer de ses compétences. Au cours de l’enquête, une vidéo est découverte par des hackers sur le Dark Web, et qui montre que la jeune victime était filmée et diffusée en direct durant son supplice. Les investigations seront concentrées principalement sur le petit groupe de personnes vivant au sein du foyer.

Un thriller nordique dans la pure tradition

Vous le savez, moi j’aime bien tout ce qui se passe dans le grand nord de l’Europe parce que ce sont des endroits qui font vibrer mon âme de voyageuse et que l’atmosphère qui s’en dégage colle parfaitement au genre du thriller. L’action se passe au mois d’octobre, le temps est maussade, l’hiver est déjà là et il fait souvent sombre et pluvieux. Samuel Bjørk rappelle d’ailleurs régulièrement des éléments liés aux conditions météorologiques,

cela a pour effet de nous donner une impression glauque et de froideur durant toute notre lecture.
L’autre élément quasi indissociable de tout thriller nordique qui se respecte, c’est qu’on retrouve un personnage taciturne, en général enfermé dans un mal-être intérieur résultant d’un événement lié à son passé et dont il n’arrive pas à se débarrasser. J’ai parfois eu l’impression, en découvrant Munsch, de retrouver l’enquêteur Erlendur de la série d’Arnaldur Indridason. Ces personnages sont, dans la littérature nordique, toujours entourés d’équipières fortes ou très compétentes dans leur métier, ce qui est à nouveau le cas ici avec Mia.
Le fait que l’histoire se déroule dans un pays nordique, et donc relativement épargné par la violence, ajoute de l’horreur à ce meurtre  qui ressemble à un meurtre rituel. Cela choque d’autant plus car les pays nordiques ont la réputation d’être relativement préservés de la criminalité et de la barbarie des serial-killers.
L’enquête est, comme je vous le disais en introduction, assez bien menée, avec des renversements de situation, elle se déroule en plus en vase clos, étant surtout concentrée sur les personnes liées à l’institution dans laquelle la jeune victime séjournait.

Un peu de négatif…

Bien que j’ai apprécié les personnages dans leur ensemble, j’ai trouvé par moment les passages liés aux multiples introspections de Mia, la jeune femme flic, bien longs… On apprend au fil des pages que des drames ont jalonné son existence, elle est dans une période difficile de sa vie où elle noie ses problèmes passés dans l’alcool et les médicaments, et j’ai trouvé trop de redondance dans ces situations. Ok, elle est mal, Ok, elle n’a qu’une envie, c’est de se retrouver au cimetière aux côtés de la personne qu’elle a perdu il y a une dizaines d’années, mais ces passages sont à mon sens trop nombreux et n’apportent pas de plus-value à l’enquête.

Le mot de la fin

Un bon livre si vous venez de terminer une lecture qui a écorché votre petit cœur fragile de lecteur et que vous avez besoin d’une histoire que vous lirez en tant que spectateur…
Ca se laisse lire même si ce n’est pas transcendant…
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1 réflexion au sujet de “Le hibou – Samuel Bjørk”

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