Auto-édités, Fabrice Brunon, Français, Non classé, psychologique

Rivales – Fabrice Brunon

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L’été 2016 aura été l’occasion pour moi de découvrir de nombreux auteurs auto-édités de polars ou de thrillers. Et aujourd’hui, ce n’est pas une chronique que je vous propose, mais deux pour le même livre! En effet, ma copinaute Florence Thrillers (ndlr : ma sœur cosmique) avec qui j’ai crée le groupe Thrillers – Serial Lecteurs il y  5 mois, a lu ce livre quasiment en même temps que moi, et j’ai eu envie de lui laisser la parole, elle qui n’a pas encore pris la décision de créer son blog.

Aujourd’hui, nous allons donc  vous présenter le premier thriller de Fabrice Brunon, Rivales.

 

Chronique d’Anaïs

 

Rivales, c’est l’histoire de…

Lénore est une jeune femme d’une trentaine d’année, mariée, mère d’un enfant. Ce qui différencie cette femme des autres personnes de son âge, c’est son lourd passé psychologique. A la suite d’un grave accident de voiture survenu lorsqu’elle était enfant et où elle et sa sœur Annabelle ont vu leur mère mourir, après avoir agonisé de longues heures dans leur voiture accidentée, Lénore a développé d’importants troubles psychiques qui l’ont menée à être suivie de manière régulière par un psychiatre, le Dr Briggs. Le livre s’ouvre sur une crise d’angoisse, celle de Lénore qui ne voit pas son fils et son mari rentrer à la maison. Les heures passent, Annabelle viendra visiter sa sœur en proie à une tempête intérieure d’angoisses. Commence alors de nombreux va-et-vient dans le passé, en 1993 lorsqu’elles étaient enfants, et en 2015 au moment de la disparition de ses deux êtres chers.

 

1993-2015 : à chaque période son traumatisme

En 1993, on assiste à la mort de sa mère et à la perte de son chien Mozart, en 2015 nous suivons sa réaction face à la disparition de son mari et de son fils. Chaque drame est l’élément déclencheur d’une nouvelle crise, et l’auteur déroule l’intrigue autour de ces drames, quelques jours avant, quelques jours après, et le jour J. Lénore n’aura de cesse de chercher si ce qu’elle vit est réel, ou s’il s’agit plutôt du fruit de sa folie, grâce à une technique apprise par son psychiatre. Le fait que l’auteur nous emmène dans deux périodes différentes de la vie de cette femme m’a plu, mais heureusement qu’il nous a indiqués les dates en début de chaque chapitre avec la chronologie exacte (Jour J, 20 ans avec le Jour J ou Jour J+1 par exemple) car cela aurait pu être un peu compliqué à suivre. Nous effectuons donc, au gré de la plume de l’auteur, des allées et venues entre le passé et notre époque contemporaine.

Le fond…

Moi qui apprécie les thrillers psychologiques qui malmènent mes neurones, j’ai été servie! Le suivi psychiatrique de Lénore est largement détaillé, nous assistons à plusieurs séances qui nous permettent de découvrir les méandres psychologiques de cette jeune adolescente traumatisée par la violente perte de sa mère.  Nous découvrons un être fragile, qui a du mal à faire la différence entre le monde qu’elle s’est crée et la réalité. Le lecteur devient alors soupçonneux, partagé par plusieurs sentiments : on se demande, nous, (ndlr : lecteurs avisés de thrillers psychologiques à qui on ne l’a fait pas), si elle n’est pas la victime d’une personne manipulatrice, qui voudrait la faire basculer de son équilibre psychologique fragile, pour la faire  sombrer dans la folie. Et puis, au fur et à mesure de notre lecture, on tend à se demander si finalement, ce n’est pas elle la coupable. Ce sentiment ne m’a pas lâché durant toute ma lecture, j’ai essayé de démêler le vrai du faux jusqu’à la solution finale et le « je l’savais!« . Et oui, je le savais vu que je suis passée par toutes les hypothèses, donc forcément à un moment, j’avais la bonne ah ah ! J’ai d’ailleurs, à l’inverse de ma binôme Florence, été séduite par le dénouement final. Je ne me suis clairement pas ennuyée durant ma lecture et l’histoire m’a semblée crédible.

Mes émotions de lectrice ont été mises à rude épreuve, j’ai ressenti de l’angoisse, je me suis par moment sentie claustrophobe de cette ambiance étouffante, impuissante face à la détresse de la jeune femme… Fabrice a réussi le tour de force, alors que c’est son premier livre, de nous faire vivre son histoire de manière active, on n’est pas un lecteur passif attendant que la tornade passe, non… On enquête, on décortique, on émet des hypothèses, on se gratte la tête en regardant en l’air en se demandant si l’auteur se joue encore de nous.

Et la forme…

Si j’ai été séduite par le fond, l’histoire, j’ai été un peu perturbée par la forme à certains moments de ma lecture. Le fait que l’auteur utilise de manière très régulière des adjectifs à la suite de noms communs m’a un peu gênée au bout de quelques pages, car j’ai ressenti une certaine lourdeur dans le récit. Qu’on soit clair, je ne suis pas fan des écrits basiques et peu développés, mais à l’inverse lorsqu’il y a trop d’adjectifs, parfois plusieurs dans une même phrase, cela manque naturel, l’effet « too much » se fait ressentir et on n’est parfois pas loin du pléonasme… Mis à part ce détail, la lecture est plaisante, les chapitres sont courts et les alternance entre les deux périodes sont régulières, ce qui donne un rythme nerveux à l’histoire.

Le mot de la fin

Ce livre court, 158 pages en format Epub, est un livre que je recommande pour les amateurs de thrillers psychologiques. Merci à Fabrice pour cet agréable moment de triturage de neurones!

 

Chronique de Florence

 

Ambiance oppressante durant les 100 premières pages. On plonge dans la folie de Lénore de son 13è à son 35è anniversaire. Le récit est ainsi fait (une alternance des deux), chez le psy et chez elle. On se pose des questions, on se triture l’esprit, on éprouve de l’empathie puis plus… puis à nouveau..

Fabrice nous malmène jusqu’à me faire couler des larmichettes à un moment donné. L’attente est pesante, l’ambiance est claustrophobique….
Jusqu’au déroulement final (les 60 dernières pages) auxquelles …. malheureusement, je n’ai pas adhérées. Dommage…
C’était quasi parfait ! Bravo tout de même !
Petit bémol : certaines phrases auraient pu être allégées.

 

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3 réflexions au sujet de “Rivales – Fabrice Brunon”

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